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30 avril Camping.En ce moment, la comédie française se porte bien. Il y a quelques semaines, on nous servait le grandiose et déjà culte "OSS 117" et cette semaine, on enchaîne avec "Camping", pas tout à fait au même niveau, mais malgré tout réussi et franchement agréable.
Michel Saint Josse (Gérard Lanvin) part avec sa fille à Marbella, direction un club de golf, et un hôtel 4 étoiles. Décidant de longer la côte sur la route de l'Espagne, il tombe en panne au bord d'une plage et se fait secourir par un groupe de campeurs, tout récemment arrivés sur leur lieu de vacances depuis de nombreuses années maintenant, le Camping des Flots Bleus. Le chef de bande, Patrick Chirac (Franck Duboscq), prend alors Michel et sa fille sous son aile, quitte à les loger le temps de la réparation de la voiture, sous sa tente maréchal.
Fabien Onteniente n'est pas un habitué de la comédie légère et spirituelle. On se souviendra pour mémoire de "Jet Set", ou encore "Trois Zéros", d'ailleurs diffusé cette semaine. Il lui reste néanmoins le goût de savoir faire rire d'un univers différent à chaque fois, les jet setters, les footballers, ou ici, les campeurs.
Avec pour point de départ le personnages des sketches de Franck Duboscq, il brosse ici le portrait d'un petit monde bien particulier, avec ses usages, ses codes, ses défauts mais aussi ses qualités, sans jamais sombrer dans la caricature que l'on était en droit d'attendre.
L'habilieté du scénario réside dans le double point de vue. D'un côté, les habitués, ravis de retrouver les copins pendant trois semaines autour d'un pastis, et de l'autre, le chirurgien esthétique abonné aux 4 étoiles et totalement dépaysé dans ce monde aromatisé au Benco.
Le casting est pour beaucoup dans la réussite de ce film. Les acteurs sont globalement bons, entre Duboscq (Attention, il faut aimer quand même), Lanvin, Mathilde Seigner, Antoine Duléry, Claude Brasseur, Frédérique Bel, le film roule tout seul. Un gros pouce vers le bas pour Mylène Demongeot, qui déjà étant jeune, était mauvaise actrice, et qui ne s'est pas arrangée en vieillissant. Sa tentative laborieuse de composition d'une mémé accro au camping est, disons le, lamentable, et largement en dessous de ses camarades.
Le final est malheureusement particulièrement faible et sans originalité, et la morale de l'histoire convenue et un brin culcul la praline. Mais bon, la tranche de rigolade est bonne.
On peut lire ici et là, des comparaisons avec les "Bronzés". Je ne vois pas où celle ci peut bien se situer. 22 avril Episode 22 du Donjon de Naheulbeuk en ligne !!!Voilà, le nouvel épisode est en ligne !!! Toujours sur www.penofchaos.com
Ah, l'aventure, le partage des pièces, les tours de garde (où çà?) les écureils voraces, les renards apprivoisés, les paladins aspirants (comme les trucs à poussière), les elfes maléfiques (pléonasme pour le nain..), les trous de mémoire...
Ah ... le donjon de Naheulbeuk...
En route vers Boulghourville !!! 20 avril V pour Vendetta.Ou "La fin justifie les moyens."
Au beau milieu de notre bonne vieille planète dont l'équilibre géopolitique a été chamboullé dans les grandes largeurs, se dresse la Perfide Albion, vaisseau de pureté, de morale et de bonne tenue, dirigée par le Chancellier Sutler.
Bienvenue dans une Angleterre sans famille royale, où règne l'ordre, la censure, l'armée, la police, les couvres feux, les arrestations arbitraires, les camps d'internement pour opposants politiques, les cellules de redressements, les dictateurs moustachus, les populations terrorrisées, et les vengeurs masqués.
V est le pur produit de ce régime autoritaire, ici générateur de sa propre gangrène. Contre la dictature, il ne craint pas d'employer les mêmes armes que ses adversaires, à savoir le meurtre, la torture et la terreur. Sa vengeance il la porte dans la chair, dans le sang qui coule dans ses veines. Il n'est rien d'autre que cette lettre, ce V énigmatique qui lui tient lieu d'identité.
Abrité derrière son masque, il parcourt les rues de Londres, mettant en place les pions de son plan diabolique visant à abattre le régime du Chancellier Sutler.
Et puis un soir, il sauve Evey (Nathalie Portman) de miliciens cherchant à la violer parce qu'elle a violé le couvre feu.
La recueillant sous son aile, V va tenter de la rallier à sa cause, de mettre en marche sa conscience en éveil, comme il tentera de le faire pour tous ses concitoyens, victimes consentantes de l'opression.
Avec comme étendard le masque et l'idée de révolte incarnée en son temps par Guy Fawkes, la révolution est en marche...
On aura beaucoup glosé dans la presse sur la morale douteuse de l'histoire, accusée de prôner le remplacement d'un totalitarisme par une uniformisation de la société. C'est dire que les mecs qui rédigent les critiques ciné se font bouillir la cervelle pour rien.
Ce qui compte, ce n'est pas le masque, c'est l'idée. Ce qui importe, ce n'est pas tant la méthode que le but que l'on recherche. Et oui, bien entendu, avec ce type de raisonnement, on autorise tout : attentats suicides, massacres, meurtres odieux...
Oui ce schéma de pensée peut être mis au service de la pire des idéologies, mais aussi des meilleures.
Tout changement implique un prix à payer, aussi fort soit il.
"V pour Vendetta" n'est pas oeuvre moralisante, mais démonstration, illustration des limites et des excès auxquels peuvent conduire les idéaux dont est pétri l'humain. Et peu importe le point de vue que l'on adopte.
Il s'agit juste d'un film fort, cathartique, rien de plus, rien de moins.
Petite info, le comics dont est tiré ce film "V pour Ven,detta" d'Alan Moore (auteur de "From Hell", également récemment adapté) est actuellement en vente dans toutes les libraires de taille raisonnable. Par contre, les dessins sont hyper moches (on peut pas tout avoir)... OSS 117."O.S.S. 117, toutouyoutouyoutou..."
Hmm, désolée, elle était trop facile celle là (d'autant qu'une certaine Florence Foresti me l'a oté de la bouche. Elle dégaine beaucoup trop vite, c'est pas juste...)
Alors non, OSS 117 n'est pas un nouveau numéro de renseignement téléphonique. A vrai dire, contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'est pas non plus un agent secret. Enfin si, mais malgré lui.
Dans la vie d'Hubert Bonisseur de la Bath (Jean Dujardin) on trouve diverses choses : un marcel, du machisme, un rire à vous décoller la cage thoracique, un peu de brillantine, et surtout, surtout...le président René Coty...
Dévoué corps et âme à son sacro saint chef d'Etat, OSS 117, accepte une mission en Egypte, consistant à tirer au clair le meurtre de son ami Jack (Ah, les parties de jokari...Les maillots de bain à ceinture...) et accessoirement, sécuriser le Proche Orient.
Simple quoi...
Inflitré au Caire avec pour couverture la SCEP, firme d'élevage de poulet, et secondée par son contact Larmina (Bérénice Béjo) chargée de l'introduire dans le gratin cairote.
Attention à tous les fans de "Austin Powers" qui seraient tentés de voir dans "OSS 117" un pendant français de la parodie de Mick Meyers. Ici, rien à voir. Le film se situe ici davantage dans le détournement que dans la franche rigolade lourde comme de la blanquette ( qui est bonne, soit dit en passant). En prenant les ingrédients du film d'espionnage des années 50, Michel Havazanicus tire tout juste sur les traits les plus caractéristiques du genre pour mettre en relief le désuet, donc le totalement dépaysant, voir ridicule.
L'astuce ultime étant de casser, dans ce décor d'un autre temps, un personnages absolument pas décallé par rapport à son univers, mais la parfaite synthèse des idées, préjugés et comportements que l'on pouvait trouver dans ce genre de film. Avec ce petit plus qui fait de OSS 117 un crétin patenté. Borné, raciste, homophobe, mais aussi, et c'est tout le paradoxe, doué d'une certaine forme d'intelligence, Hubert Bonisseur de la Bath est incarné dans toute sa splendeur franchouillarde par un Jean Dujardin en très très grand forme, pas le moins du monde gêné aux entournures par un costard pourtant pas évident à porter.
Le petit bémol tient en deux notes, Bérénice Béjo et Aure Atika, pas franchement convainquantes dans les rôle respectifs de Larmina et de la princesse Farouk (mais pas farouche). Béjo est certes affublée d'un rôle plutôt sérieux, mais on ne la sent pas vraiment, sans doute parce que écrasée par Jean Dujardin. Même ses mines attérées par la connerie (connery?) confondante d'OSS ne sonnent pas justes. Quand à Aure Atika, elle est, sans surprise, médiocre.
Avant de vous laisser, je tiens à avertir solemnellement tous ceux et celles qui iront voir "OSS 117". Méfiez vous de "Bambino"...Moi je l'ai dans la tête depuis 2 jours...j'en peux plus !!! 17 avril Les Brigades du Tigre.Allez, je mets en route la traction avant et on y va...
Je vous épargnerai le cours d'histoire vous contant la naissance des Brigades du Tigre, inventées par Georges Clemenceau (avant que le Steevy qui sommeille en vous ne le demande, oui, il y a un lien avec le porte avion).
Les Brigades du Tigre ont du pain sur la planche. Les anarchistes, leur porte étendart Bonnot en tête, n'en finissent plus de leur créer des soucis.
Rien que du très normal me direz vous, jusqu'au jour au la bande à Bonnot attaque un fourgon sans prendre l'argent qu'il contient.
La curiosité titillée, le commissaire Valentin (Clovis Cornillac) et son équipe enquêtent et découvrent bientôt que les anarchistes ont volé un carnet ayant un rapport plus ou moins clair avec les fameux Emprunts Russes.
Tous les ingrédient sont réunis dans cette adaptation de la célèbre série TV dont le générique a par ailleurs été conservé. Le scénario, complexe sans être trop obscur, et mèle adroitement réalité historique et fiction. La reconstitution de la belle époque, à l'aube de la Permière Guerre Mondiale est impeccable et pose bien ce décor et cette ambiance si particulière.
Un gros travail aura été fourni sur les personnages qui sont de plus servis par des interprêtes en très grande forme. Clovis Cornillac dans la peau de l'incorruptible Valentin n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour que le spectateur comprenne les dilemnes et des tourments qui l'agitent sans cesse. Edouard Baer confirme qu'il sait faire autre chose que du Edouard Baer avec son inspecteur Pujol. On retrouve avec plaisir Olivier Gourmet dans la peau de l'Hercule de Niort, l'inspecteur Terrasson, truculent virtuose de la savate.
Mais les personnages secondaires ne sont pas en reste. Léa Drucker en prostituée indic de choc fait son numéro, Jacques Gamblin campe un très digne et très classe Jules Bonnot, martyr de l'anarchie, Gérard Jugnot cabotine pour le plus grand plaisir de tous dans le rôle du commissaire Faivre, Thierry Frémon joue décidement très bien les psychopathes, et Stefano Accorsi (Monsieur Laeticia Casta) change un peu de registre après son commissaire tête de turc de "Romanzo Criminale".
Mais celle qui épate, c'est incontectablement Diane Kruger (vous connaissez son frère, Freddie ??? Ok, je sors).
Il faut dire aussi que le rôle de Constance Bolkonskaya était un cadeau, un don béni des dieux du scénario, qui pondent pourtant si rarement de très beaux personnages féminins. Elle y est un princesse russe (enfin, russe, je n'en suis pas sûre en fait. Je me demande si comme la moitié de l'aristocratie russe de son époque, le prince Bolkonski n'est pas allé chercher sa moitié en Allemagne...Mais bon...à vous de me donner votre sentiment...), vrillée aux ideaux socialo-anarchistes, dévouée corps et âme à la cause du peuple affamé de Russie et maîtresse de Bonnot soi-même.
On pouvait douter de la capacité de Diane Kruger à soutenir un rôle pareil, mais c'est tout le contraire. Si ses épaules sont frêles, elle relève le défi et tient parfaitement tête à Clovis Cornillac, ce qui n'est pas un mince exploit.
Ils forment tous les deux un magnifique duo (à défaut de dire un couple) comme on n'en voit que rarement.
Seule fausse note, la musique, un peu minable, il faut avouer. A part le thème principal...Rien à signaler que des cordes assourdissantes et sans aucune recherche. Dommage...
A noter que la suite des Brigades du Tigre est déjà en écriture. L'action se situera en pleine guerre....Roooarrrrh......Viiiite..... !!!!
12 avril L'Age de Glace 2.L'autre soir, j'ai rêvé d'un kangourou blairiste qui avait une queue de lémurien... (je le jure, c'est véridique).
Mais depuis ma rencontre hier soir avec le premier mammouth opposum, je me sens rassurée. Ouf, je ne suis pas seule...
Après avoir sauvé un bébé néanderthalien, le clan hétéroclythe composé de Sid le paresseux, Manny le mammouth et Diego le tigre à dents de sabre, se retrouve au pied d'un glacier qui, réchauffement de la planète oblige, s'aprête à libérer des trombes d'eaux sur la jolie vallée où vivent nos héros.
Alertés du danger par un oiseau de mauvaise augure, tous les animaux entament alors une migration vers l'autre extrémité de la vallée où se trouverait une embarcation capable de tous les porter et de les sauver.
On aurait eu assez d'un biface pour rédiger le scénario. Beaucoup moins travaillé que celui du premier, il sait toutefois faire la part belle au trio de choc. Entre Sid en quête de reconnaissance et éternel poil à gratter du groupe, Diego qui face au déluge doit affronter sa peur maladive de l'eau, et Manny persuadé d'être le dernier représentant de son espèce, les situations et dialogues comiques fusent, avec peut être moins du piquant, l'effet de surprise en moins sans doute.
On sent les scénaristes conscients de cette faiblesse des héros. Pour éviter que le film ne tourne à vide, ils ajoutent savamment un autre trio infernal, composé d'Elly, mammouthesse de son état, mais persuadée d'être la frangine de deux opposums du genre sales gosses.
Mais là où tout le monde y gagne, c'est dans la présence largement accrue de l'écureuil noisettophile (moi, il me fait un peu flipper).
Je n'ai jamais été fan de Tex Avery mais je dois avouer que les affres de la pauvre bestiole dans sa course au fruit sec relèvent du grand art. Revenant en fil rouge tout au long du film, c'est lui, n'en doutons plus, le héros du film, celui qui assure le spectacle.
L'ensemble reste plaisant, avec un belle animation (j'aime beaucoup le pelage des mammouths, on croirait presque que c'est vrai), des personnages forcement attachants, quelques moments d'anthologie (l'intégrale de l'écureuil, les vautours, les minis paresseux sacrificateurs...). Pourquoi s'en priver ? 10 avril Raoul et Christine : le duo de choc des french lovers outre atlantique.Il y a des trucs comme çà qui vous agacent l'oreille (ou l'oeil, c'est selon). Attention, le billet suivant ne casse pas des briques mais comme périodiquement, je viens vous casser les pieds avec des infos sans aucun intérêt et totalement vides de contenu. Rien à faire, je suis chez moi
Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais il y a quelques années sortait sur nos écrans, un monument de cape et d'épée, summum de l'intégration de notre histoire nationale par nos amis américains, j'ai nommé mesdames et messieurs, "L'Homme au Masque de Fer".
Ce film, outre une réécriture de la vie et d'oeuvre de Louis XIV, offrait au spectateur ( et surtout à la spectatrice) encore sous le choc de Titanic, deux Leonardo Di Caprio pour le prix d'un.
Mais dans l'affaire qui nous occupe, ce n'est pas lui qui nous intéresse. Mais alors là pas du tout.
Non, ce qui retient mon attention, c'est le petit couple tout mignon du début de film, j'ai nommé Christine (Judith Godrèche) et Raoul, le fils d'Athos (enfin je crois...je n'ai pas conservé non plus un souvenir impérissable de ce film). Couple au destin tragique mais dans les prénoms m'ont marquée.
Petit rappel cependant : Raoul vient de demander Christine en mariage. La larme à l'oeil et le corset serré à la faire étouffer, ils partent se ballader dans les jardins du Versailles. Sur place, Christine tape dans l'oeil du roi qui met en marche l'arrosage automatique pour la bloquer dans l'orangerie. Elle chouine un peu et plante Di Caprio comme un mal propre au beau milieu d'une allée. Pour venger son honneur, celui ci envoie Raoul à la guerre, en première ligne, et bing, le pauvre garçon décède dans d'atroces souffrances. Du coup Christine chouine encore plus fort et tombe bêtement dans les bras de ce vilain Louis.
Bref, la suite est d'une imbécilité navrante, elle pleure beaucoup, apprend la vérité et se pend dans sa chambre de bonne...
Ce qui m'avait traumatisée à l'époque (il m'en faut peu, je sais), c'était Raoul. Un prénom qui véhicule dans son sillage autant de glamour qu'un aspirateur, ou une paire de sabot. Peut on seulement accorder à celui ci le charme désuet du "Christine" de sa compagne ? Nan... Alors pourquoi avoir choisi ce nom là, dans un film archi hollywoodien ?
Et ben vous allez pas me croire, mais la solution est...dans le "Fantôme de l'Opéra". Oui, Andrew Lloyd Weber est la clé de l'énigme...Incroyable mais vrai.
Dans cette histoire pas trop mal fichue ma foi, on découvre un vilain chanteur défiguré, planquant son visage derrière un masque (çà a fait tilt là?), et succombant au charme de la niaiseuse et pimpante Christine, chanteuse de son état, et presque quasi fiancée à....Raoul, vicomte donc militaire de son état (çà fait retilt ?).
Alors quoi, il n'y aurait aucun rapport entre ce monstre qui aime sa Christine d'un amour exclusif et égoïste et le personnage de Louis XIV dans le Masque de Fer ? Non ? Moi je ne crois pas aux coincidence.
Les masques, les histoires plus ou moins similaires, bref.... Tout çà est trop ressemblant pour être totalement innocent.
Mais celui qui devrait se plaindre, c'est surtout Gaston le Roux, auteur du "Fantôme de l'Opéra" qui mit le premier en scène le Raoul et la Christine. Merci pour lui.
Mais si j'ai cité Weber plus haut comme origine du couple maudit, c'est uniquement parce que je doute que les scénaristes du Masque de Fer connaissent l'existence de l'auteur du Mystère de la Chambre Jaune.
Voilà, en guise de conclusion, j'ajouterai que Raoul est un prénom d'origine germanique. Et comme c'est souvent le cas, la signification est très jolie. Cela veut dire : "loup renommé".
Et là je dis à tous les Raoul de France et de Navarre, la prochaine fois que l'on conteste l'esthétique de votre prénom, balancez çà, çà calme. "L'Eclat de Dieu".Cà y est, je viens de finir, ce matin même le deuxième livre de Romain Sardou. Malheureusement, je suis un peu déçue.
Pourtant, "L'Eclat de Dieu" est un livre plein de bonnes volonté et de bonnes idées. Mais au final, je ne sais pas pourquoi, la sauce ne prend pas.
Tout commence à quelques semaines du départ d'un grand pélerinage en Terre Sainte, au XIIème siècle. Ce grand mouvement de masse est encadré par neuf chevaliers qui sont chargés d'assurer la sécurité des pélerins avec leurs troupes.
Mais peu avant le départ, Ismale Gui, l'un des neuf, est assassiné dans l'évêché quasi désert de Draguan (oui, vous avez déjà lu çà quelque part, cf. "Pardonnez nos offenses"). Son neveu, Cosimo, s'interroge sur ce décès inexplicable et commence son enquête au sein même du pélerinage. Il découvre bientôt que l'association des neuf chevaliers n'avait rien de fortuite, que chacun d'entre eux est la pour assurer une fonction précise. Tout cela dans le but de retrouver une relique que l'on nomme la Borne...
Encore une fois, le résumé promet des récits palpitants, des mystères à éclaircir, et des révélations "abominaP" comme on dit chez moi. De fait, on est pas en reste, même si, encore une fois, tout cela est bien long à démarrer, et se dénoue dans les 30 dernières pages.
La plus grande originalité du récit réside dans le fait que l'histoire se déroule de la même façon mais dans deux époques différentes. Nous débutons au Moyen Age et puis on se retrouve bien des millénaires plus tard, alors que l'homme a conquis le cosmos (çà fait classe, "cosmos" comme mot...). Là encore des pélerins s'apprêtent au voyage vers la Terre des Origines pour y rallier Jérusalem.
Tout cela est bien gentil, et plutôt original, mais malgré une explication dans les 10 dernières pages, on peine à saisir l'intérêt de cette double narration qui au final, n'apporte rien du tout. On se serait contenté du Moyen Age, et d'une fin qui aurait peu être plus développée afin d'expliquer tout les tenants et aboutissants de la révélation finale.
Un deuxième roman plutôt décevant, que pour ma part, je ne conseillerai pas vraiment, sauf si votre bibliothèque a brûlé et que vous n'avez plus que çà à lire. En toute honnêteté, on s'ennuie un peu et si on sent un grosse recherche et un vrai soucis de l'auteur pour échaffauder une théorie qui tient debout, les faiblesses de la narration dynamitent "L'Eclat de Dieu" de l'intérieur.
Toutefois, si vous avez lu et aimé "Pardonnez nos offenses", vous pouvez vous payer le luxe de lire celui ci.
Mais bon...bof bof bof... 9 avril "Les enquêtes de Sir Hugh Corbett".Dans la jungle des enquêteurs médiévaux survit Sir Hugh Corbett. Ce robuste anglais du XIIIème siècle fait encore aujourd'hui figure d'outsider comparé au célébrissime frère Cadfael, son aîné officiant au XIIème siècle.
Hugh Corbett est un des nombreux héros de Peter C. Doherty, auteur prolifique qui sous des noms d'emprunt est à l'origine de frère Althestan et de Katherine Swinbrooke, tous deux chargés, comme Corbett, d'élucider des meurtres dans l'Angleterre médiévale.
Hugh Corbett est un clerc de la chancellerie d'Edward Ier d'Angleterre. Chef du service d'espionnage du royaume, il a fort à faire pour démêler moults complots et meurtres sordides pour le compte de son mystérieux et ambitieux patron. car bosser pour Edward Ier, ce n'est pas de tout repos. L'arrière plan historique est bien entendu la lutte de ce dernier contre son rival de France, Philippe IV Le Bel, alter ego d'Edward en terme de fourberie et de mégalomanie.
Hugh Corbett n'a pas avec lui pour résoudre ses affaires un arsenal scientifique dernier cri, XIIIème siècle oblige. Il n'a pas non plus un Q.I. anormalement élevé. En somme c'est un type normal qui a développé pour des raisons professionnelles, un sens de l'observation aiguisé. Corbett bosse avec les moyens du bord, le bon bout de sa raison et, ce qui le desserre parfois, son trop bon coeur.
Car Hugh Corbett est un grand sensible. C'est d'ailleurs ce qui fait tout le charme de ce personnage, à la fois intégriste de la loi du royaume, capable de traquer avec une obstination maladive des criminels, mais aussi de rêvasser pendant des heures à sa petite famille, ou de se sentir mal pendant une exécution.
On découvre d'ailleurs la fragilité du personnage dès le premier livre de la série "Satan à Ste Mary le Bow", lorsque Corbett, alors clerc lambda de la chancellerie, se voit confier une enquête dans les bas fonds londoniens juste après avoir perdu sa femme et sa fille à la suite d'une épidémie de peste.
Au héros s'ajoute une galerie de personnages plutôt bien sentie. Il y a évidemment Edward dont l'ombre plane sur chaque roman, son fils homonyme et l'amant gascon un rien bourrin de celui ci ( un duo de choc savoureux ), lady Maeve la seconde épouse galloise de Corbett ("femme porter culotte, même quand culotte trop large"), qui apparaissent de temps à autre.
Parmis les permanents, Ranulf atte Newgate, raclure de trottoir sauvée de la pendaison par Corbett et qui deviendra son bras droit avide de promotion sociale et de jeunes demoiselles, et les écuyers des deux compères, pas toujours les même, mais systhématiquement un peu niaiseux.
Tout cela bien sur sans compter l'éternel rival de Corbett, son homologue français, Amaury de Craon, retors et totalement voué à son maître Philippe dont il sert les ambitions sans la moindre once de sens moral.
La lecture d'une des aventures de Corbett est toujours un agréable moment de détente. L'auteur, professeur d'histoire médiévale, attache beaucoup d'importance à dépeindre un Moyen Age crédible et affranchi des clichés généralement véhiculés autour de cette période que l'on découvre brillante, gaie, civilisée, mais aussi terriblement violente et codifiée. L'arrière plan historique est parfaitement intégré et Paul C. Doherty se plait à jouer avec la réalité, faisant de Corbett un acteur de certains évènements majeurs (comme la succession au trône d'Ecosse, ou encore la mise en place des pions qui aboutiront à la Guerre de 100 ans).
Je ne saurais que trop conseiller à tous ceux qui voudraient s'y mettre de commencer la lecture par le premier livre de la série "Satan à Ste Mary le Bow", et de continuer ensuite la lecture en ordre chronologique, afin de suivre l'évolution des personnages, et le destin de certaines figures secondaires qui font office de fil rouge tout au long des aventures de Sir Hugh.
A noter aussi que la série est Katherine Swinbrooke est de très bonne qualité elle aussi (publiée avec le pseudonyme L.C. Grace). Ayant pour cadre la cité de Canterbury quelques années après la guerre des Deux Roses, elle gravite autour du personnage de Katherine, jeune veuve et apothicaire qui se retrouve un beau jour contrainte à enquêter sur une affaire d'empoisonnements en compagnie d'un soldat irlandais à la solde de la couronne d'Angleterre.
Dans un royaume qui panse encore ses plaies, Katherine doit elle aussi refermer les siennes, et assumer la vie de femme seule.
La série a ceci d'originale qu'elle met en lumière une réalité médiévale méconnue : la liberté de la femme. Katherine vit les derniers instants de cette relative émancipation qui sera bientôt bridée puis annihilée. Sa profession d'apothicaire sera d'ailleurs interdite aux femmes environ un siècle après elle.
Les séries sont à découvrir chez 10/18.
Le Nouveau Monde, la B.O.Ah dieu seul sait si je l'aurai cherchée celle là ! Au point même de douter de son existence (dans les grands moments de solitude seulement...).
Et puis finalement, j'ai enfin mis la main dessus, à deux heures de chez moi (la semaine suivante, je la trouvais dans ma FNAC...Mais bon, je vous rassure, je n'étais pas partie courir si loin pour la chercher quand même...Suis pas complètement folle...).
"Le Nouveau Monde" a été composé par James Horner, compositeur qui n'a plus à prouver sa capacité à faire les choses bien, parfois même divinement bien.
L'homme est l'auteur de l'inoubliable mais un peu démodée "Titanic", mais aussi de sombres daubes comme "Troie" (pâle copie de ce que Hans Zimmer faisait dans "Gladiator", lequel s'autoparodiait dans "Le roi Arthur").
Je ne vais pas détailler un C.V. déjà long comme mes deux bras, mais je me contenterai de vous marrer une ancedote des plus croustillantes : James Horner compose en 2000 la B.O. du Grinch de Ron Howard. Dans cette B.O., il utilise des choeurs d'enfants. Et l'une des solistes a 10 ans, une voix d'ange, et se nomme Q'Orianka Kilcher. Le Nouveau Monde est petit...
Et si nous y revenions justement au Nouveau Monde ? Horner compose une musique à la hauteur du film. C'est dire...
Avec un habile numéro d'équilibriste entre le son grave du cor et les notes aériennes des violons, rythmés par des basses présentes mais jamais étouffantes, Horner (son nom signifie "joueur de cor"...çà ne s'invente pas, lorsque l'on sait si bien mettre cet instrument en valeur) borde un thème principal ni grandiose ni larmoyant, ni somptueux, ni tapageur, tout juste beau, tout simplement.
L'album alterne en douceur entre pièces symphoniques, parfois décorées du chant des oiseaux de Virginie, et les passages au piano, d'une pureté absolue.
L'ouverture (n°1 :"The New Wolrd") est une oeuvre d'art amenant légèrement le thème principal ni trop long, ni trop court, juste ce qu'il faut. Développé dans les plages suivantes, il s'exprime dans toute sa beauté dans la piste n° 7 "Pocahontas and Smith", morceau central autour duquel s'articule toute la suite. Car les pistes qui suivent semblent moins aériennes, le thème s'alourdissant pour rejaillir dans les pistes 11 et 12, avec d'avantage de profondeur.
Deux fautes de gout cependant :
-la piste 10, "Winter-The Battle" : on croirait du Vangelis dans ce qu'il sait faire de pire. A savoir l'excès de synthé. On sentait un peu le coup venir dans la piste 1 où celui ci fait entendre ses notes artificielles et prémachées, mais l'arrivée des instruments "normaux" sauvait la barque. Là, heureusement que les percussions viennent un peu relever le niveau. Mais c'esr tout de même une grosse tache.
-la piste 13, "Listen to the Wind" : hmm hmm...Pour le coup on se croirait plongé dans du Walt Disney, la chanson ici incriminée n'ayant rien à envier à celle qui illustrait le dessin animé "Pocahontas". La chanson se veut le testament de l'héroïne. Jusqu' ici pourquoi pas. Et puis non. La chanteuse Hayley Westenra a une vraie voix de chanteuse de variété américaine, crillarde et nasillarde, bourrée de paillettes jusqu'au fond des cordes vocales, sans âme, sans talent, juste un bon vieux gros organe à la Céline Dion. On s'interroge : Horner touché par le syndrôme "Titanic" ? Il se croit obligé de nos caser la chansonnette commerciale tout juste bonne à être vendue dans un emballage plastique rayon "2 titres" dans un supermarché ? La démarche est plus que discutable.
Et puis tant qu'à faire de coller une chanson, pourquoi avoir choisi cette greluche là ? Q'Orianka Kilcher est chanteuse, et musicienne de façon générale, avant d'être actrice. Alors pourquoi pas elle ?
Une dernière chose, une déception pour moi. Deux petits jeunes pas très connus apparaissaient au générique du film pour des musiques adittionnelles, qui ne sont pas présentes dans l'album. Les types devraient râler, parce qu'ils sont doués je vous jure. Un jour on entendra parler de ce Richard Wagner et de Wolfang Amadeus Mozart. Alors quoi ? James Horner a eu peur que les deux viennent lui faire de l'ombre ? Pourtant sa composition est de telle qualité qu'il n'aurait pas eu à rougir (et puis personne ne viendrait comparer ce qui n'est pas comparable). Malick avait préféré les deux germains à Horner pour habiller les scènes clés du film. Le compositeur ferait une petite crise de jalousie ?
On ne saura sans doute jamais. En tout cas, c'est dommage qu'on ne les retrouve pas.
Et puis ce n'est pas grave. Parce que de toute façon, c'est beau... 2 avril Spéciale "La Compagnie Noire" : de l'autre côté de la Porte d'Ombre.Voilà, j'aurai fais ce que j'ai pu pour vous convertir chers amis, lecteurs, hôtes de passage ou furets apprivoisés.
A vous maintenant, si vous le souhaitez, de passer la porte et de rejoindre l'univers de la Compagnie Noire (si vous le souhaitez, hein...Mais bon, celà dit en passant, moi, je vous le conseille...)
Avant de vous lâcher dans ce monde sombre et cruel, je vais tout de même vous proposer un petit assortiment de sites internet consacrés à la saga de Glen COOK. Libre à vous de les consulter ou pas, afin de garder le mystère, ou pas...
Sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_de_la_Compagnie_Noire
L'encyclopédie en ligne propose un article un peu succint mais contenant une information pas ininterressante ma foi, puisqu'il suggère l'existence d'un cycle supplémentaire.
La Compagnie Noire, chez Soul Catcher : http://membres.lycos.fr/hiyami/vf/compagnie.htm
Une petite page perso plutôt pas mal faite qui propose en plus quelques liens interessants. Un peu court, mais vu le désert des espaces consacrés à la Compagnie Noire, la moindre page francophone est la bienvenue.
Le Site de la Compagnie Noire : http://www.membres.lycos.fr/fancompagnienoire
Site très complet sur les 3 cycles, proposant des résumés de chaque tome et un portrait des personnages principaux. Vous aurez même le droit à une galerie d'images sélectionnées par le web master qui lui évoquent l'univers de la compagnie.
Un bonus très très sympa et utile, l'itinéraire de la Compagnie Noire, malheureusement sans carte et uniquement pour les deux premiers tomes. Mais c'est déjà çà de pris !
Malheureusement, les sites anglophones sont tous datés, voir périmés, puisque là bas, le dernier tome de la Compagnie a été publié en 1999. Depuis, rien. Du coup, nombre d'espaces encore actifs ces dernières années sont désormais fermés et ceux encore ouverts sont un peu légers et n'apportent pas grand chose aux sites francophones déjà évoqués.
l'affichage spécial sera conservé encore une petite semaine, puis nous reviendrons à la normale. L'album de la Compagnie sera également conservé quelques temps.
Sur ce les enfants, à la prochaine, bonne lecture, une bise à Toubib, une baffe à Volesprit, et une franche accolade à ma grande copine Madame, tout çà de ma part ! 1 avril Spéciale "La Compagnie Noire" : "La Compagnie Noire" Pour les Nuls.Maintenant que vous en avez la bave aux lèvres et que vous vous roulez par terre en criant : "Je le veux ! je le veux !", je vous invite à vous lever, à respirer un grand coup et à lire attentivement ce post.
Parce que je m'en vais vous expliquer quelques menues choses bien partiques.
Il y a 10 tomes de "La Compagnie Noire", à lire donc dans l'ordre suivant :
Les Chroniques du Nord
La Compagnie Noire.
Le Chateau Noir.
La Rose Blanche.
Indépendant :
La Pointe d'Argent.
Les Chroniques du Sud
Jeux d'Ombre.
Rêves d'Acier.
Saisons Funestes.
Les Livres de la Pierre Scintillante
Elle est les ténèbres.(2 tomes)
L'Eau Dort.(2 tomes)
Soldats de Pierre.(2 tomes)
Ces livres ne sont pas facilement trouvables en bibliothèquee ou en médiathèque. A moins d'un coup de bol...
Par contre, toutes les bonnes FNAC ou librairies disposant d'un beau rayon SF/Fantasy sont succeptibles de vous en fournir (du moins, une partie des tomes).
les avantages : disponibles en totalité, ils sont de plus ornés de superbes couvertures de Didier Graffet (un aperçu dans l'album photo temporaire dédié à la Compagnie et qui défile en ce moment en haut à droite)
les inconvénients : le prix, pour les petits budjets reste tout de même élevé, comptez entre 15 et 18 euros par tome. Avec le nombre de tomes parus (13), vous avez vite fait le calcul.
les avantages : une couverture bien plus solide que les éditions évoquées si dessus, et un prix plus avantageux puisque pour 3 livres, vous en avez pour environ 32 à 35 euros. Et puis on retrouve les illustrations de Didier Graffet.
les inconvénients : Pour l'instant, seules les Chroniques du Nord sont sorties.
les avantages : vous pouvez acheter sans trop de remord le premier tome, histoire de voir si çà vous plait. Se serait bête de ne pas en profiter, ils ne coutent "que" 6 à 8 euros.
les inconvénients : si vous aimez les beaux livres, vous l'avez dans l'os, comme on dit en Carmélide. "La Compagnie Noire" mérite vraiment une belle édition.
Spéciale "La Compagnie Noire" : critique générale.Après vous avoir seriné les yeux avec mes résumés je vais donc vous donner mon sentiment sur cette saga de Glen COOK.
Comment résumer un oeuvre dont le fil s'étire sur près de 40 ans, mettant en scène une bonne centaine de personnages, nous faisant voyager de l'extrême nord à l'Equateur voir dans d'autres dimensions...
"La Compagnie Noire" est un classique de la dark fantasy dans le monde anglosaxon, mais étrangement, il est presque totalement inconnu en France (où, il est vrai, toute fantasy ou science fiction est considérée comme littérature pour ado attardé).
La principale force de la série est sa galerie de personnages. Les frères de la Compagnie Noire sont des soldats évoluant dans un univers plus ou moins médiéval (personnellement, j'y retrouve plutôt la Renaissance). Et comme les soldats qu'ils sont, ils sont souvent violents, sans scrupules, parfois pourris jusqu'à la moëlle de l'os. Mais ils sont avant tout des hommes, prêts à se couper en quatre pour leurs camarades, et taraudés par leurs mauvaises et bonnes consciences.
Chaque personnage est attachant, à sa façon, parce qu'il contient une part de vérité, rendue par des personnalités complexes.
La qualité de l'écriture n'est pas un ingrédient mineur du succès. Le style est destabilisant car très allusif, parfois télégraphique, répondant aux contraintes imposées par le point de vue subjectif de l'annaliste qui raconte les aventures de la Compagnie.
Souvent impliqué directement dans l'action, il n'a pas toujours le temps de décrire avec force détails les batailles et autres passes d'armes, se contentant d'un rapide résumé de quelques lignes.
Mais encore une fois se sont les personnalités des annalistes qui rendent la lecture agréable. A chacun son style, du caustique Toubib à la méthodique Madame, en passant par le pénible Murgen et la plume désabusée de Roupille.
Mais cette unité de point du vue rend aussi les récits subjectifs et incitent le lecteur à se méfier de ce qu'on lui raconte. Certains mentent, d'autre se servent des annales comme un outil de propagande, et les illusions se dissipent souvent dans les récits suivants.
L'oeuvre est massive, mais bien souvent, l'essayer, c'est l'adopter. Parce que l'on a envie d'aller au bout du destin des personnages, parce que chaque livre ouvre de nouvelles perspectives, parce que tout trouve sa solution, parce que Glen COOK se tait lorsqu'il le faut et s'épanche lorsque c'est nécessaire.
Récit hypnotique, oeuvre culte.
A vos livres messieurs dames...
Spéciale "La Compagnie Noire" : les personnages.Attention, je tente un délicat exercice de style en vous brossant rapidement le portrait des personnages principaux du cycle de la "Compagnie Noire". Difficile en effet, de ne pas dévoiler de menues informations sur certaines personnes. Je vais rester la plus allusive possible.
Et on attaque...
Une remarque préliminaire : certains noms pourront vous paraitre étranges. Pas de panique. Dans l'univers de la Compagnie Noire, le nom, c'est sacré, on use et abuse donc des surnoms.
Toubib :
annaliste et médecin, comme son surnom l'indique, c'est lui le premier qui nous racontera l'histoire. Cynique, fourbe et très fleur bleue sur les bords, c'est incontestablement un des personnages les plus attachants de la série.
Gobelin et Qu'Un Oeil :
Les deux plus vieux membres de la Compagnie sont deux magiciens plus ou moins talentueux, à condition qu'ils soient sobres (ce qui arrive au final, rarement...). Leur plaisir dans la vie est de se pourrir l'existence l'un l'autre. Et peu importe que cela soit au mépris de la sécurité d'autrui.
Corbeau :
Il est l'une des premières recrues de la Compagnie dans le Nord. Secret et taciturne, ce noble déchu traine un lourd passé et un litige avec le plus imprévisible des Asservis, Le Boiteux. Mais l'égoïste qu'il est ser reconstruira peu à peu grâce à Chérie.
Chérie :
Cette gamine, sourde et muette sera recueillie par Corbeau, après le massacre de toute sa famille par les rebelles. Malgré son handycap, elle s'intègre très bien dans la Compagnie dont elle va vite devenir la mascotte.
Silence :
Le troisième sorcier de la Compagnie n'a pas dit un mot depuis qu'il a rejoint ses rangs. Sans doute pour expier une faute quelconque. C'est lui qui enseignera à Chérie le langage des signes en cours dans la compagnie.
Murgen :
Nouvelle recrue à la fin des chroniques du Nord, il deviendra porte étendart puis annaliste. Malgré sa belle carrière, il restera éternellement "le petit nouveau" pour ses camarades.
Casier :
Annaliste de la "Pointe d'Argent", il plantait des rutabagas dans la ferme familiale avant que sa route ne croise celle de la Compagnie.
La Rose Blanche :
tout un concept cette Rose Blanche. Créee on ne sait comment, elle existe dans le seul but de lutter contre le Dominateur et la Dame. Son pouvoir est de générer un "nul", espace où la magie s'annule. Les rebelles attendent désespérement une nouvelle incarnation qui leur permettrait de prendre un avantage considérable sur la Dame.
Lisa Deale Bowalk :
née dans les rues sordides de Génépi, Lisa est une créature des bas fonds, obsédée par l'idée d'élever sa condition. Et pour y parvenir, tout est bon.
Roupille :
Si la jeune recrue taglienne ne paye pas de mine, c'est néanmoins un futur annaliste et pilier de la Compagnie.
La Dame :
Le Dominateur lui même, plus grand magicien de tous les temps, craignait la Dame. Puissante, intelligente, et terriblement belle, elle deviendra son épouse et son fidèle bras droit. Lorsque la Rose Blanche abattra le Dominateur, elle sera enfermée avec lui dans les Tumulus. Du fond de son sommeil artificiel, elle entre en contact avec un magicien de seconde zone qu'elle va berner afin de faciliter son évasion. Libérant les 10 Asservis, elle rebatit un empire bien à elle, mais oublie son mari dans les Tumulus.
Son règne séculaire et sans partage se voit bientôt menacé par les rebelles dirigés par leurs 12 magiciens. Pour renforcer ses troupes, elle fait appel aux services de la Compagnie Noire.
Les Asservis :
Ils sont dix à avoir été asservis par le Dominateur : Volesprit, Le Boiteux, Le Hurleur, Transformeur, Tempête, Croquelune, Rode la Nuit, L'Anonyme, Cou Tordu et Craque les Os.
Si le Dominateur est leur maître, ils obéissent pour l'instant à la Dame qui malgré tout se méfie de ces êtres fourbes, ultra puissants et pour certains complètement cinglés.
Les Maîtres d'Ombres :
Ces sorciers étranges vivent au sud de Taglios, entre la cité de Dejagore et la Porte d'Ombre. Autant dire que ces magiciens sont pile sur la route de la Compagnie vers Khatovar. Leur principale arme est leur troupe d'ombres tueuses, créatures opérant la nuit et aspirant toutes l'énergie vitale de leurs victimes.
Narayan Singh :
Enrôlé dans l'armée de Taglios pour lutter contre les Maîtres d'Ombres, il deviendra le lieutenant de Madame après la bataille de Dejagore. Si le bonhomme ne paye pas de mine, il inspire un respect à sa garde rapprochée pour le moins étonnant.
Le Pradrindrah Drah et la Radishah Drah :
Il est le souverain en exercice de Taglios. Elle est sa soeur. Plutôt débonnaire, il se laisse mener par le bout du nez par sa frangine, qui est le vrai dirigeant de l'Etat Cité. Femme de tête, c'est elle qui fera en sorte que la Compagnie entre au service de Taglios.
Fumée :
Magicien plutôt doué mais sans plus, il est le bras droit de la Radishah. Le seul problème, c'est qu'il est peureux comme ce n'est pas permis. Du coup, en cas de coups durs, il est totalement inefficace.
Bien malgré lui, il va devenir l'une des armes les plus efficaces de la Compagnie.
Kina :
On sait d'elle que les dieux l'ont créee pour lutter contre les démons. Mais lorsqu'ils furent vaincus, sa puissance devint génante pour ses créateurs, qui l'enfermèrent dans une forteresse, plongée dans un sommeil artificiel. Mais du fond de son coma, elle continua à agir, par le biais de ses fidèles, les Fêlons, étrangleurs et obsédés par l'idée de provoquer l'Année des Crânes, grande apocalypse qui verra l'avènement de leur déesse sur le monde. Mais pour achever ce plan, il faut à Kina une incarnation de chair, un réceptacle de sa volonté : la Fille de la Nuit.
Aussi s'employe t'elle a trouver une mère utérine digne de porter sa fille spirituelle.
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