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日志


6月29日

Nos Jours Heureux.

Au risque de me répéter, la comédie française se porte bien.
 
Une nouvelle fois la preuve avec "Nos jours heureux" petit film sans prétention, drôle, malin, gentil, et sympa.
 
Vincent est pour la première fois directeur d'une colonie de vacances. Un peu stréssé et soucieux de bien faire, il embarque sur un quai de gare avec 6 animateurs et 80 enfants direction le Périgord. Entre les cas cliniques, les emmerdeurs professionnels et les collègues plus ou moins compétents, le séjour s'annonce un rien plus difficile que prévu.
 
Entre un scénario juste ce qu'il faut de caricatural, et un réalisation que ne se prend jamais la tête, "Nos jours heureux" bénéficie d'un emballage qui tient particulièrement bien la route, sans parler de son très fort potentiel sympathie.
 
Quant au casting, il est sans fausse note. Jean Paul Rouve dans le rôle du directeur appliqué est un peu un contre emploi puisqu'il écope du personnage sérieux chargé de tenir le bateau à flot. Qu'on se rassure, il est particulièrement bien entouré entre Omar Sy, l'animateur dynamique (dommage qu'il soit si rare au cinéma...), Marilou Berry, qui aurait bien voulu avoir son BAFA avant de partir (excellente), Julie Fournier, la pin up de service, Joséphine de Meaux, l'animatrice timide et coincée (ne jamais, jamais, réveiller le dragon qui dort....), Guillaume Cyr, le québecquois bâti comme un bucheron (ne jamais, jamais, le laisser boire...), et Lannick Gautry, le beau gosse de service moins concerné par les enfants que par ses jolies collègues et les monitrices...
Tout cela sans parler des enfants bien sûr, eux aussi nantis d'une galerie gratinée (méfiez vous du Belge...)
 
Juste une petite curiosité que je m'explique encore mal, pourquoi avoir situé l'action en 1992, sinon pour permettre de caser un épilogue un peu inutile ?
 
Aller, peu importe, c'est charmant, drôle, et surtout immanquable. Merci aux deux réalisateurs, Eric Toledano et Olivier Nakache !
 
6月27日

Cars

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais la bande annonce de Cars ne me disait franchement rien qui vaille. Les voitures n'étaient pas terribles, l'histoire avait l'air de tenir sur la tranche d'un ticket de métro, le tout enrobé dans un pseudo humour pour moufflets braillards.
 
Mea Culpa M'ssieur Lasseter. Il est rudement bien votre dernier bébé...
 
Flash Mac Queen est une voiture de course, un jeune chien fou qui participe à la plus grande course des Etats Unis. Ex aequo avec les deux favoris, il doit disputer la seconde manche de la compétition en Californie. Persuadé d'être le meilleur, et rêvant de conquérir filles et nouveaux sponsorts, le voilà en route pour la côte ouest.
Un petit accident de parcours plus tard, il arrive à Radiator Springs, un village totalement perdu sur le route 66 où il se retrouve condamné à une peine d'intérêt général pour dégradation de la voie publique.
 
Bien, avant le concert de louanges, commençons par ce qui pêche, soit la morale à deux francs six sous de Cars. Mac Queen est un jeune prétentieux qui n'a que mépris pour les bouseux de Radiator Springs qui vont pourtant lui apprendre les vraies valeurs qu'elles sont bien, et lui faire découvrir l'amitié et l'amûûr...
 
Vous allez me dire "ok, c'est un peu convenu, mais il n'y a pas de mal à çà." Et Vous avez parfaitement raison car une bonne morale, lorsqu'elle est bien amenée, n'est jamais niaiseuse.
 
Non seulement l'histoire de Cars est bien plus dense que ce que l'on peut penser de prime abord. En plus, les personnages principaux et secondaires ont une vraie psychologie, chose rare dans un film d'animation destiné aux enfants (enfin c'est ce qu'on dit...), et bénéficient d'un vrai développement. Personne n'est laissé en rade.
Et puis le scénario ne sombre jamais dans la facilité. Un simple exemple, dans n'importe quel autre dessin animé, le héros, suivant les conseils d'un vieux tacot pour négocier un virage, aurait réussi du premier coup. Notre Flash se plante.
Quand à la fin, elle aussi a le mérite de ne pas amener le spectateur là où il pense se diriger à 200 à l'heure.
Cars n'est pas non plus un film drôle. Enfin si, mais pas de la même façon que L'Age de Glace 2, par exemple. Il ne s'agit pas d'une comédie dont le but ultime est la bonne tranche de rigolade. Non. Ici les personnages sont charmants, les situations cocasses, l'ambiance légère, on sourit souvent, on rit un peu parfois, mais le but du jeu n'est pas de muscler ses zygomatiques. Juste de profiter un maximum d'un excellent moment de cinéma, ultra raffraichissant qui plus est.
 
Mis à part ces immenses qualités, Cars est aussi une parfaite réussite dans le domaine de l'animation. La scène d'ouverture est à elle seule une illustration de cette incroyable maîtrise des studios Pixar, qui remisent en quelques minutes de course automobile dans un stade gigantesque, tous les mammouths et les opposums de l'Age de Glace. Pour le coup, Manfred, Diego et Sid font vraiment figure de préhistoriques. Les effets visuels de Cars sont tout simplement bluffants : l'intérieur de la remorque de Flash, les stades, les panoramas ("J'aime les panoramas..." OSS, tu sors... !) , les reflets sur les voitures d'un réalisme incroyable.
Mais la plus grande réussite est sans conteste dans l'animation des voitures. Dans le monde de Cars, il n'y a que des automobiles. Même les mouches en sont, les coccinelles sont des coccinelles, les tracteurs des sorte de taureaux abrutis (Formidables les tracteurs  !). Je craignais un peu, après la bande annonce, que les voitures ne soient pas très attachantes. Et bien non, elles le sont...
Lasseter a exploité de façon très intelligente cette matière, à la fois avec souplesse (les bouches des voitures, les yeux dans les pares brises), et aussi en se pliant à certaines contraintes (les voitures ne sont pas souples, pour regarder à droite ou à gauche, elles manoeuvrent).
 
Farci de clin d'oeils, plein de bonnes idées toujours exploitées, nanti d'une riche galerie de personnages, avec une histoire gentille mais pas niaise, Cars est sans conteste un must du film d'animation, à ne pas rater !

Dikkenek

Ils sont bêtes, et ils sont méchants en plus. Accessoirement, ils sont belges, ce qui n'est pas un élément mineur du problème.
 
Jamais au grand jamais la France n'aurait pu produire un film comme Dikkenek. Scénario réduit à la portion congrue, l'ensemble repose bancalement sur les personnages, caricaturaux, extrémistes et radicalement anthipatiques.
Tant mieux, ils ne sont pas là pour être aimés.
 
Agressifs, pervers, stupides, sadiques, prétentieux, en un mot, ils sont irrécupérables.
 
Le film se construit comme une accumulation de saynettes, au départ sans aucune organisation, prétexte à mettre les personnages en "situation". Et une fois qu'ils y sont, il n'y a plus aucune limite, ce qui donne quelques moments totalement barrés comme l'interrogatoire de police, la séance photo, la visite au musée des accidentés de la route (si je devais choisir une scène culte dans ce film, se serait celle-là...).
 
L'humour corrosif de Dikkenek est, et ce n'est rien de le dire, dépaysant, même si ceux qui connaissent un peu les grandes heures de Benoit Poelvoorde retrouveront leurs petits. Sans être la comédie de l'année, il reste tout de même un cocktail explosif, toujours inattendu, parfois très drôle, souvent irrésistible (merci l'accent belge).
En un mot ? Une curiosité.

"Sire ! On en a gros !!!"

Oui, c'est pas bien, j'avais oublié de vous dire un truc...
 
Le DVD du livre II de Kaamelott est sorti il y a un peu moins de deux semaines. Comme pour le livre I, vous avez le choix, soit l'édition collector (très jolie) contenant l'intégrale (soit les 100 épisodes), soit les deux versions simples contenant chacunes 50 épisodes.
 
A noter dans les bonus, la première partie d'un documentaire intitulée "Les femmes et les moeurs".
Le documentaire en question explore la légende arthurienne par le biais de thèmes différents à chaque fois, éclairant à la fois sur ce que l'on sait de réalité historique, et la construction du légendaire.
Je dois ici signaler que j'ai été sensible à la très grande qualité de cette première partie, d'une très grande rigueur scientifique. L'intervieweur part à la rencontre de spécialistes, historiens, professeurs de lettres etc...qui donnent chacun leurs avis sur les questions posées : place de la femme dans la société du Vème siècle, puis dans la légende arthurienne, les relations entre époux, les figures féminines de la légende...
Le tour de force réside principalement dans le fait que le documentaire parvient à réussir son numéro d'équilibriste consistant à passer de réel au légendaire, sans embrouiller le spectateur. Ce qui n'est pas, loin de là, un mince exploit.
 
Et puis il y a aussi un très joli message, repris par Alexandre Astier et Joelle Sévilla (Séli dans la série) sur la perpétuelle construction autour du mythe arthurien, démontrant ainsi à quel point les légendes sont éternelles et par dessus tout vivantes.
 
6月26日

Mazeltov !

Cà y est ! J'ai enfin réussi à faire quelque chose de mon lecteur Windows Media ! Et depuis le temps que je me le traine sans arriver à en faire quoi que se soit ...
 
Contaminée par la crise de nostagie sur Numenoreen.com, j'ai repêché, grâce à Isengar (qui a décidement été bien inspiré) cette fameuse mise en musique antéjacksonienne du poème "Namarië" interprété par Aijin Hidelias (qui fut décidément bien inspirée elle aussi).
 
Voilà donc de quoi raffraichir la mémoire de tous ceux qui la connaissaient déjà (et qui se demandent bien comment ils ont fait pour l'oublier, voir pour omettre de l'enregistrer sur le disque dur...mode autocritique ON), et de quoi ravir les oreilles pointues de ceux qui ne la connaissaient pas encore.
 

Dans les bois éternels.

Qu'on se le dise, Fred Vargas est une grande, voire même une très grande. Et son dernier roman ne fait que le confirmer.
 
Estimée depuis ses premiers livres, adoubée depuis "Pars vite mais reviens tard" (en ce moment même adapté avec José Garcia dans le rôle principal, sortie début 2007), consacrée par "Sous les vents de Neptune", pour finalement recevoir son titre de noblesse avec "Dans les bois éternels".
 
Dans la richissime bible de personnage composant l'univers de Fred Vargas, le commissaire Jean Baptiste Adamsberg est sans conteste le seigneur. Si elle lui fait parfois quelques infidélités pour Louis Kelweihler, ex flic et détective de son état ( dans "Ceux qui vont mourir te saluent", "Sans feu ni lieu", et "Un peu plus loin sur la droite"), ou pour les Evangélistes, 4 historiens sans travail, entassés dans une veille maison dans l'ordre chronologique de leur période de prédilection respectives (dans "Debout les morts"), c'est avec Adamsberg que Vargas livre son meilleur.
 
Toutes les enquêtes du commissaire Adamsberg partent d'un point totalement farfelu, souvent sans aucun rapport apparent avec le meurtre que la brigade a sur le dos. Sans aucun rapport, sauf pour un "pelleteux de nuage" comme Adamsberg, sorte de génie un peu lent à la détente et étrangement instinctif. Poussé par un flair assez hors du commun et nanti d'une équipe hétéroclyte, il se lance alors dans une enquête qui manque souvent de ne jamais aboutir, avec une abnégation et un côté débonnaire qui fait faire des cheveux blancs à son divisionnaire.
 
Cette fois ci, tout démarre avec l'assassinat de deux types un peu marginaux. Rien que du très banal dans ce milieu, sauf pour Adamsberg, qui perçoit la présence d'une "ombre" derrière tout çà, et qui décide de tout mettre en oeuvre pour empêcher que le dossier ne passe aux Stup. En suivant de petits cailloux, le voilà confronté à une affaire de profanation, au souvenir un peu pesant d'une ancienne "cliente" à lui, à l'obsession de chasseurs normands pour le meurtre sauvage d'un cerf, et à l'arrivée d'un petit nouveau à la Brigade.
 
Cette dernière enquête de Jean Baptiste Adamsberg est un véritable plaisir. Il y a bien sur l'histoire en elle même, toujours aussi bien ficelée et pleine de faux semblants, mais il y a surtout, le développement des personnages, tout simplement remarquable.
Celui qui découvre seulement l'univers de Fred Vargas à travers les "Bois Eternels" peut se rassurer, il ne se sentira pas perdu. L'auteur prend tout de même soin de poser les protagonistes, sans que cela ne nécessite une connaissance des tomes précédents. Toutefois, pour celui qui les a lu, cette dernière enquête prend une saveur toute particulière qui fait tout de même se dire qu'il aurait été dommage de faire l'impasse sur le reste de la bibliographie de l'auteur.
 
Fred Vargas reprend ses bonnes vieilles recettes. Des assassinats entourés de faits mystérieux, toujours plus ou moins en rapport avec l'histoire (elle est médiéviste et archéozoologue de formation, et cela se voit !) et ficelés dans des intrigues à double ou triple détente.
Le tout tient dans un emballage particulièrement agréable, tenant en grande partie au talent de l'auteur pour les descriptions des personnages.
 
A t'on vraiment le droit de s'en priver ???
 
(le premier livre que Fred Vargas consacre à Jean Baptiste Adamsberg est "L'Homme au cercles bleus", précision pour se qui voudraient entamer la série dans l'ordre, chose que je ne saurais que trop conseiller).
6月20日

Raison et Sentiments.

"Raison et Sentiments" est le livre qui fit connaître Jane Austen. Publié sous un pseudonyme, personne ne savait dans sa famille, excepté sa soeur Cassandra, que c'était elle cet auteur dont le livre avait fait le tour de l'Angleterre et qui avait remporté un tel succès d'estime.
Suivra en suite "Orgueil et Préjugés", qui consacrera son talent et sa popularité.
 
"Raison et Sentiments" nous ramène à la même époque qu' "Orgueil et Préjugés", à savoir au début du XIXème siècle, en pleine régence de la couronne britannique.
 
Il s'agit de l'histoire de 2 soeurs, Elinor et Marianne, qui, au décès de leur père, se voient contraintes de quitter leur élégante propriété pour un petit cottage, en compagnie de leur mère.
Tandis qu' Elinor s'attache prudemment à son beau frère, Edward Frerras, Marianne rencontre un jour de pluie, le beau, le séduisant Mr. Willoughby, qui va bien vite lui faire tourner la tête.
 
Le livre s'articule davantage autour du caractère des personnages que des personnages eux même. Elinor et Marianne ont beau être soeurs et soudées comme les doigts d'une main, elles n'en sont pas moins radicalement différentes.
Elinor est la prudence, la logique, la réflexion incarnée.
Marianne est la jeunesse, l'insouciance, la passion personifiée.
Confrontées toutes deux à des situations similaires, chacune va réagir à l'opposé de sa soeur.
Et pourtant, toute la richesse d'Elinor et Marianne est de ne pas être imperméables au caractère de l'autre, Elinor succombant au sentiment, et Marianne se faisant une raison.
 
Le style de Jane Austen est toujours aussi agréable à lire, même si "Orgueil et Préjugés" reste supérieur, en particulier au niveau des portraits, plus caustiques et acérés dans son second roman.
La lecture est raffraichissante, agréable, malgré quelques lourdeurs sans doute dues à la traduction qui a une agaçante tendance à répéter deux fois le même mot à intervalles réguliers.
 
Et si vous attaquer au pavé vous fatigue d'avance, il vous reste toujours l'adaptation de Ang Lee, avec Emma Watson (Elinor), Kate Winslet (Marianne), et Hugh Grant (Edward).
6月15日

The Return of the Queen....

Oui, je sais, c'est honteux...
 
Quoi ? Comment ? Elle n'a pas foutu les pieds dans un cinéma depuis le 2 juin ? Soit plus de 10 jours ?
 
Mea Culpa...
 
Mais j'ai une bonne excuse...
 
Pendant que certains passent leur bac, d'autres portent aussi leur croix, nommée : partiel....
Ma croix se composait d'une poutre centrale à l'écrit de 4 heure, et de trois branches plus petites à l'oral.
 
Je sais, comme çà, çà fait marrer. Attendez un peu...Vous allez moins rire...
 
Mon premier écrit était au choix. Dans notre Master 2, où nous ne sommes plus que 4 pélerins égarés dans les starting blocks de la recherche, on nous avait dispensé généreusement 3 cours : l'un sur les colonies, l'autre sur l'évolution du champ de recherche sur les sociétés maritimes, et l'autre sur la romanisation.
 
Ceux qui me connaissent se doutent bien que c'est la troisième option que j'ai choisi. Le cours était un joli morceau (sans plan, sans structure et farci d'infos en tout genre...bonjour le travail de réécriture...)mais bon, en bossant bien...
Le hic, c'est que le sujet d'exam était, comment dire... Bon allez, je suis bonne fille, je vous le donne :
"Le rôle des colonies de peuplement (avec déduction de vétérans et  de citoyens plébéiens) des provinces latinophones et héllénophones, dans l'acculturation des populations locales"
Vous avez 4 heures...
 
4 heures plus tard, je n'étais toujours pas sûre d'avoir correctement répondu au sujet, d'autant plus difficile que le prof n'avait jamais évoqué de colonies dans la partie occidentale de l'empire romain, et ne faisait jamais la distinction pour la partie orientale entre colonie de peuplement et colonie honoraire (çà ne vous dit sans doute rien du tout, mais c'est très différent. Pour faire simple, les colonies honoraires demandent ce statut à l'empereur, ce qui leur permet d'obtenir des privilèges, comme les exemptions fiscales partielles. Les colonies de peuplement, on y lotis des vétérans après les guerres, ou des citoyens romains, en prenant des terres aux indigènes. Le premier statut est donc préférable).
Dans ces cas là, et ben on bricole et on se raccroche à ce que l'on sait de source sûre (J'en tenais deux, de colonies de peuplement...)
 
Passé ce coup de bambou (j'aurais mangé mon prof avec du garum), préparation des oraux.
 
Et on commence avec ethnologie maritime, où, coup de chance, la prof n'était pas plus motivée que nous pour nous faire passer ces oraux. On a tous eu droit à de gentils textes à analyser, dont un pour moi en rapport avec mon sujet d'étude. Des oraux comme çà...J'en voudrais bien tous les jours !
 
Et çà continue avec l'oral sur les collections archéologiques, où j'ai eu 20 mn pour rassembler mes idées et tout ce que je pensais de "L'archéologie entre science et patrimoine".
 
Et pour terminer, mesdames et messieurs, le clou du spectacle !!!! L'oral de sociologie, économie et histoire !!! (Oui, tout çà en même temps...).
L'oral de la mort....Celui qui donne des cauchemars aux petits enfants, celui qui mange les grand-mères et sacrifie des vierges les nuits de pleine lune....L'oral môôôdit !!!!!
 
Manque de chance, moi qui redoutais comme la peste les sociologues allemands, je suis tombé sur l'un de ceux qui composent la triade infernale...Max Weber...
Mmmmh, le méchant Max Weber et sa sociologie comparative !!! Ouh le vilain sociologue qui a inventé l'Idéal Type, le concept tordu que j'ai bien compris mais que j'ai été incapable d'expliquer au prof qui levait ses sourcils à chaque fois que je tentais d'éclaircir mon propos :
 
"-Alors ben, euh, l'idéal type, euh, c'est un truc, enfin un personnage fictif...enfin non...
-(haussement de sourcil)
-Euh qui n'existe pas...C'est un outil de recherche euh....Qui regroupe tout ce qui consistitue un individu type...Enfin non, un type d'individu donné...Enfin çà peut être un groupe social aussi...
-(haussement de sourcil)
-Euh en fait, l'idéal type çà n'existe pas en vrai, mais c'est fait pour être confronté à de vrais personnages que l'on étudie...Euh non...çà peut être des groupe sociaux en fait aussi...
-(haussement de sourcil)
-(affolage...Je me mets à agiter frénétiquement les mains...)
-(haussement de sourcil)
-Ben en fait, l'idéal type, c'est une représentation d'un type de personne auquel s'intéresse les recherches du sociologue, qui n'existe pas (l'idéal type, hein, pas le sociologue), mais qui existe quand même, mais pas avec toutes les caractéristiques de l'idéal type...
-(haussement de sourcil)
-Je suis pas très claire, là...
-(haussement de sourcil et sourire amusé)
 
A ce stade, je commençais à me demander s'il ne me laissait pas dans mon pétrin juste pour que je continue à lui faire de l'air en agitant les bras...
 
Qu'on se rassure, j'ai beau avoir pataugé dans la choucroute de l'idéal type , je m'en suis tirée...
 
Je n'ai officiellement pas eu mes notes, mais bon, rassurez vous...Tout va bien...
 
Je vais donc pouvoir, sans remords, retourner au cinéma et surtout continuer "Raison et sentiments" qui a fait les frais de cette période un peu chargée...
 
Voilà, c'était mon billet inutile du mois, bisous à ceux qui planchent encore sur leur bac...Mais si vous avez une question à me poser sur l'idéal type, je ne suis pas là....
 
6月9日

Les films de l'été.

Coucou, bande de petits veinards !!
 
Oui, votre serviteur (-teuse?) a pensé à vous. Voui, mes loulous, je suis d'humeur généreuse. Alors que le soleil est au beau fixe, que les jardins manquent déjà d'eau, et que vous vous dorez la pillule, révisez, ou bossez au soleil, moi, je reste en mon humble demeure, gardant mon teint d'albâtre en potassant mes cours () et en vous écrivant ces petits billets.
 
Merci qui ?
 
"-Merci ma reine...."
 
Bon, après ce délire mégalo d'altesse porphyrogénète (pour ceux qui ouvrent de grands yeux, le dictionnaire c'est sur l'étagère, là bas...), je me presse donc de vous entretenir de ce qui m'amène à vous ce matin (quand je relis ce que je suis en train d'écrire, je me dis que je devrais arrêter les bouquins de Jane Austen...), les films de votre été.
 
Oui, bientôt la fête du cinéma et aucune sortie digne de ce nom à l'horizon, l'occasion pour vous de courir après "Volver", "X-men", mais surtout après "Marie Antoinette". Alors tout en rattrapant votre retard, vous aurez sans doute l'occasion de vous voir abreuvés de bande annonce en tout poil, parmis lesquelles :
 
-Pirates des Caraïbes 2 : On prend les même et on recommence. Johnny "je suis trop fort" Depp, Orlandouille Bloom, et Kiera "Botox" Knightley, font du bateau, tuent des pirates zombies et empêchent l'accomplissement de vieilles malédictions. Oui...Mais il y a Jack Sparrow !  Le 2 aout.
 
-My Super Ex Girl Friend : dans la famille Wilson, je demande le frère, Matt, (frère de Owen, pour les deux du fond qui n'ont pas suivi...) qui vient de larguer, dans ce film de Ivan Reitman, Uma Thurman, sans savoir qu'en réalité sa godiche d'ex est une super héroïne avec des supers pouvoirs, et qu'elle a décidé de se venger. La grande question est "avec ou sans katana ?"  Le 9 aout.
 
-La fournée des dessins animés et autres films d'animation de l'été : "Nos voisins les hommes" (le 5 juillet), ou des animaux se battent pour survivre à la destruction galopante de leur habitat (on n'aura rien vu de plus émouvant depuis "Princesse Mononoke"...),  "Lucas, fourmi malgré lui" (le 9 aout), où un enfant méchant se voit rétréci et obligé de vivre parmi les fourmis qui tentent de survivre à la destruction galopante de leur habitat (on n'aura rien vu de plus émouvant depuis "Pompoko"...), "Monster House" (le 23 aout), où une maison hantée mange les enfants qui tentent de survivre à la concurrence des autres films d'animation, "Garfield 2" (le 19 juillet) où un chat orange tente de survivre à un méchant promoteur immobilier qui veut raser le manoir où il habite (on n'a pas fait plus poignant depuis "Les Aristochats"...). Voi-là.
 
-La jeune fille de l'eau : pour ne pas connaître M.Night Shyamalan, il faut être
  1) Mort.
  2) Trop occupé par votre travail de super héros pour aller au cinéma.
  3) Un extraterrestre vert et allergique à l'eau, ce qui vous empêche de vous rendre sur notre planète, donc d'aller au cinéma, donc de lire ce blog...D'ailleurs, je ne vois pas pourquoi je me fatigue pour vous...
   Shyamalan nous offre cette fois un conte qu'il avait inventé pour ses enfants et qu'il décide de nous transposer à l'écran. Dans le rôle de la nymphe qui cherche à retourner dans son monde imaginaire, Bryce Dallas Howard ("Le Village").   Le 23 aout.
 
-Superman Returns : la vraie question n'est pas "est ce que Kevin Spacey fera un Lex Luthor convaincant ?" (parce que la réponse, on la connait...), mais "est ce que la tenue de Superman est encore acceptable en l'an 2000 ?"  Réponse le 12 juillet.
 
-Apocalypto : Mel Gibson çà rime presque (pas) avec guacamole (Ok, je sors...). Oui, mais, n'empêche que dans les faits, il va falloir que la mayonnaise prenne. Parce que le mystérieux projet du monsieur en question, intégralement tourné en langue maya, avec des comédiens mexicains inconnus (même au Mexique), et au sujet duquel tout le monde souffle le chaud et le froid...Cà attire la curiosité. D'autant plus que la bande annonce est tout simplement hypnotique...  Le 23 aout.
 
-Snakes on the plane : non, faire peur avec des avions, c'est fini. Ou en tout cas, il y a des types qui pensent que çà ne suffit plus, parmi eux Samuel L. Jackson, qui va s'attaquer en altitude à un terroriste dont l'arme secrète est un gros tas de serpents (si, si réfléchissez bien, c'est super pratique au moment de passer les détecteurs à métaux...).  Le 30 aout.
 
-Miami Vice : entre deux Terrence Malick (oui, vous avez bien lu), il arrive que Colin Farrell fasse un peu de Colin Farrell. Et quand il décide de le faire avec Mickael Mann et Jamie Foxx, je n'ai rien à redire...   Le 16 aout.
 
Voilà, c'est à peu près tout pour ce tour d'horizon rapide. Je n'ai pas abordé la question des films à sortir ce mois ci tel que "Cars", "Poseidon", "On va s'aimer", "Les Irréductibles", "Avril", "Paris je t'aime" ou "La Colline à des yeux", dont une partie sera sans doute chroniquée ici.
 
 
6月7日

"Le Seigneur des Anneaux" de Ralph Bakshi.

C'est les yeux papillonants (de fatigue et d'hallucination conjugées) que je me suis plongée dans un de mes Graal du septième art (rien à voir avec un visiteur récurrent de ce blog, tu m'excuseras Graal!), à savoir "Le Seigneur des Anneaux" made in Ralph Bakshi, daté de 1978.
Des années que je rêvais de le voir (encore que le verbe "rêver" soit ici un tantinet exagéré), pour ainsi dire depuis que j'ai eu le livre en question entre les mains, et que l'on m'avait évoqué l'existence de cette adaptation.
 
Après visionnage, la première chose qui m'est venue à l'esprit était :"Mon Dieu!"
La seconde :"La vache, ils en ont tous pris un coup!"
La troisième :"J'ai déjà vu çà quelque part..."
 
Première précision : la version de Bakshi est un dessin animé faisant par moment appel à des images filmées et coloriées, donnant plus de fluidité aux cavaliers noirs, aux orques, aux cavaliers du Rohan, enfin bref à tout ce qui gigote en masse dans ce film.
 
Seconde précision : le film ne va pas plus loin que le gouffre de Helm. La suite, faute de succès, n'a jamais été tournée. Dommage, j'aurais bien aimé voir le Minas Tirith de Bakshi, après avoir failli tomber de mon siège en réalisant que la grange dans laquelle bavait un vieux en robe de chambre était le grand hall de Meduseld...
 
Je peux maintenant attaquer le fond : le scénario.
Le mot d'ordre des personnages semble être "hop, hop, hop !!!". En adaptant deux tomes en un seul film, c'est logique, Bakshi n' a plus le temps. Du coup, il taille à la hache dans l'histoire tout en trouvant le temps de s'apesantir sur des poursuites à cheval, des plans fixes ou presque, sans aucune utilité (même pas esthétique)...
 
Encore que, Bakshi trouve quelques raccourcis plutôt intelligents, en particulier concernant le départ de la Comté. Un simple exemple : faisant lui aussi l'impasse sur Tom Bombabil, Bakshi ne peut faire passer ses héros par les Galgals. Par conséquent, comment les armer sans faire d'Aragorn un quincailler comme dans la trilogie de Jackson (pirouette au passage complètement ridicule) ? Ben tout simplement en faisant partir les Hobbits déjà armés de la Comté. Voilà.
 
Bon, par la suite, on ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe. Gandalf va voir Saroumane le Blanc qui est habillé en rouge , Elrond préside son conseil debout sur la table (ou presque), lequel dure 2mn montre en main, on court dans la Moria où apparait un personnage dénommé Gollum (pas du tout annoncé. Le non lecteur reste comme deux ronds de flan...), Gandalf attaque un gorille qui fume sur un pont (Aaaah !! C'est le Balrog ? Autant pour moi alors...).
 
Aragorn, qui a tout d'un chef indien auquel ne manque que les plumes, amène tout le monde en Lorien où un travesti du nom de Galadriel les accueille. On voit bien qu'elle a un doigt qui brille mais on ne comprend pas vraiment pourquoi, si ce n'est une phrase sybilline de Frodon, suggérant ainsi au spectateur médusé que son interlicutrice est un elfe (Aaaahahh!!!).
 
La suite est franchement d'un ennui mortel, avec une trahison de Boromir totalement incompréhensible et un apprivoisement de Sméagol trop rapide pour être honnête.
Pendant ce temps, Sitting Bull, euh non, Aragorn, court dans les plaines avec un Gimli habillé comme un des sept nains, et un Legolas albinos. Là dessus, Gandalf revient, Merry et Pippin rencontrent Sylvebarbe (je ne peux même pas le décrire, c'est une abomination...).
Gandalf sort deux chevaux de sa manche et galope avec Pohwatan, euh non, Aragorn, vers Edoras où ils retrouvent, magie du cinéma, Gimli et Legolas, qui pendant le chevauchée, avaient totalement disparus du cadre, occupés à cueillir de l'athelas sans doute...
 
Ils y trouvent Theoden, dans un chateau franchement minable, affublé d'une couronne en carton, et secondé par un Grima gras à la moustache de Clark Gable. Eowyn se la joue, "soit belle et tait toi", avec des yeux énormes, d'un bleu pas naturel faisant soupçonner l'existence d'une centrale nucléaire dans le Rohan.
Ensuite, hop, hop, hop, au gouffre de Helm, hop, hop, hop, baston, hop, hop, hop, le salvateur mot "FIN".
 
J'exagère avec mon "salvateur mot FIN".
Dans le fond, je me suis amusée.
Surtout en réalisant que décidement, en matière d'adaptation de "Seigneur des Anneaux", Ralph Bakshi a presque tout inventé.
Les coupures dans l'histoire originale, mais aussi, pour partie, le style, on retrouve beaucoup de choses chez Peter Jackson. Ce qui met du plomb dans l'aile à la prétendue "vision" originale du réalisateur.
 
L'emprunt le plus flagrant reste sans conteste la Lorien, qui, si les héros y font un passage éclair, est identique dans les deux versions.
 
Alors à jouer au jeu des ressemblances et différences, voici d'abord les points communs :
-Disparition de Tom Bombadil. On la comprend chez Bakshi, chez Jackson, elle était évitable.
-l'apparition du premier cavalier noir. C'est simple, c'est la même, des angles pris à la succession des plans, en passant par la forme de l'arbre où s'abritent les Hobbits.
-le bannissement d'Eomer. Totalement justifiable chez Bakshi, pressé, qui n'a pas de temps pour un personnage supplémentaire et qui en fait une arlésienne. Chez Jackson, je n'ai jamais compris ce parti prix (limite injuste).
-les doigts de Saroumane : oui, détail stupide, mais qui à mon avis, a son importance. Affubler Christopher Lee d'ongles longs sur ses doigts crochus n'était donc pas une pure invention. Mais au moins, le Saroumane de Jackson est lui plus blanc que blanc, et pas rouge, comme celui de Bakshi (qui est peut être daltonien...).
 
Les différences :
-l'affaire des épées, déjà évoquée plus haut.
-le sauveteur au gué de Bruinen. Bakshi remplace le Glorfindel d'origine par Legolas. C'est un choix malin. Jackson lui choisissait Arwen, pour présenter son personnage. Choix judicieux, jusqu'au moment où le personnage est totalement réécrit, et devient une barbie pleurnicharde. Exemple type du personnage que l'on comprend plus.
-Arwen justement, elle n'existe pas chez Bakshi. Tant mieux pour elle, quand on voit comme Galadriel et Eowyn sont réussies...
 
Je sais, je sais, vous allez me dire "mais pourquoi comparer deux oeuvres incomparables tant par l'ampleur des moyens engagés, que par les supports utilisés, à part pour assouvir ta soif de rabaisser la trilôgie du siècle de Peter Jackson ?"
Et bien justement parce que si, les deux sont comparables. Parce que Peter Jackson est venu à Tolkien par Ralph Bakshi (et c'est tout à son honneur d'en avoir eu encore envie après çà).
Parceque ses partis prix de scénario sont tout de même drôlement proches, alors que franchement, il était possible de faire autrement (surtout concernant certains choix, justifiables chez Bakshi, carrement moins chez Jackson).
 
Je terminerai en disant que la version de Bakshi mérite d'être vue, ne serait ce que pour les jupettes moulantes d'Aragorn et Boromir, ce dernier relooké façon Viking avec le casque à corne et les tuniques de poils.
Le prestige en prend quand même un coup...
A voir aussi pour la belle réussite de sont les Nazgul, sans conteste mieux que ceux de Jackson (si, si...c'est vrai. Les nouveaux, il faut l'avouer, sont râtés).
6月4日

Le film le plus improbable de 2006.

Il y en a parfois dès comme çà. Ces ovnis sortis de nulle part débarquant sur nos écrans.
 
Personnellement, cela faisait longtemps que je n'en avais pas vu un. Pour tout vous dire, depuis "Le Treizième Guerrier", cocktail abracadabrantesque mais terriblement génial de John Mac Tiernan, je n'en avais pas vu l'ombre d'un.
 
Non, aller les copains, vous savez de quoi je parle, le film dont le sujet semble sorti d'un délire ou d'un pari ridicule entre potes le samedi soir :
"-Eh John, je parie que t'es pas cap' de faire ce film !
-Ben si ! On parie combien ?"
 
A la décharge de John Mac Tiernan, je rapellerai que "Le Treizième Guerrier" sortait de l'imagination fertile de Mickael Crichton. Et que le livre qui a servit de base à l'adaptation est à lire, soit dit en passant...
 
Non, là, j'en tiens un velu...Un grandiose...
 
Tout d'abord, je tiens à dire que les Vikings ont le dos large. Déjà responsables du treizième guerrier, ils rempilent sur ce qui promet d'être l'évènement du mois d'octobre 2006, j'ai nommé mesdames et messieurs, "Pathfinder"...
Vous pensiez que coller un pauvre érudit arabe naïf et maigrichon entre les pattes de Nordiques bourrus et bourrins le tout pour affronter l'homme de Néanderthal s'était déjà de la franche rigolade ? Vous pensiez que les limites avaient été repoussées ?
Vous vous trompiez....
 
Lâssés de piller, tuer, et violer tout ce qui bouge en Occident, les Vikings décident de délocaliser leur petite entreprise de l'autre côté de l'Atlantique. Seulement voilà, au Nouveau Monde, point de monastère à piller et pas l'ombre d'une soutane de nonne...
Zut alors....
Sentant qu'ils sont venus pour rien, nos voyageurs prennent le parti de se venger sur la population locale. Et comme les ancêtres de Pocahontas ne sont pas nés de la dernière pluie, ils résistent et repoussent l'envahisseur, qui, l'orgueil blessé, est contraint de s'enfuir dare dare...
 
Mais le Viking est peu soigneux. Dans la fuite peu glorieuse, ils oublient un pauvre gosse qui reste tout seul avec les Indiens, et nous livre un brillant remake de "Maman, j'ai raté le drakkar ! "  .
 
(çà va ? Vous suivez toujours ? Je vous avais dit que c'était grandiose...)
 
Nos Indiens, trés rousseauistes donc gentils dans le fond et surtout pas rancuniers, adoptent le malheureux et l'élèvent tellement bien qu'en grandissant, il devient Karl Urban (Oui, Sophie, tu as bien lu...).
 
Mais lorsque les Vikings décident retourner le chercher (10 ans après...Sont lents tout de même...), ils se heurtent à un échevelé tout en peau de bête, atteint d'un trés gros syndrôme de Stockholm (Scandinavie oblige)...
 
Après avoir visionné la bande annonce de ce futur monument, j'en suis restée pantoise... Réalisé par Marcus Niespel, auteur du remake de "Massacre à la tronçonneuse", le film promet donc bastons, bastons, bastons, Vikings, Indiens....tiens qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire avec ceux là ?... Baston !!!!!!!!!
 
Mais voui, deux fois voui, je crois bien que j'irai le voir. Parce que ma carte magique sera alors à deux mois de l'expiration et que je veux lui offrir des funérailles dignes de ce nom. Parce que mélanger "Conan le Barbare" (pour la tenue du héros...Oui, Sophie, on ne va pas être déçues !), "Le Treizième Guerrier", et d'autres trucs encore, çà ne me fait pas peur. Et puis aussi parce que Karl, hein, flûte, et dans le rôle principal en plus...Alors quoi ? Que demande le peuple ?
 
Le peuple demande : une histoire qui tient la route, un réalisateur moins mauvais, un peu de recherche, de la subtilité....
 
Eh, le peuple !    Zut....
6月3日

Dans la peau de Jacques Chirac.

En voilà un titre qui fait peur. Se retrouvez dans la peau de Jacques Chirac, pensez vous...
 
Et puis non. Pour un peu, on n'en oublierait presque que ce n'est pas vraiment notre président qui est aux commandes.
 
Imité par Didier Gustin, le voilà qui nous raconte son parcours politique, de A à Z, avec un cynisme désabusé, et une lucidité glaçante. L'illusion est tellement réussie, que pour un peu, on croirait presque que Chirac a abandonné la langue de bois pour un regard sur sa petite personne dénué de toute compassion.
 
A vrai dire, il ne souffre pas beaucoup dans ce portrait sans vitriol. Il se raconte tel qu'on le connait depuis tout ce temps, le côté condensé en plus.
Tordantes, les promesses toujours réitérées et jamais tenues, flippants les plans d'action pour réduire le chomage martelés à coup de "Si on faisait ci...ou çà...".
Délicieux les portraits des dauphins, amis, rivaux, abattus les uns après les autres.
Touchante la relation d'amour/haine entretenue avec Mitterand, improbable mentor de l'improbable homme politique qu'est devenu Chirac.
Glaçante, Madame Chirac, ou plutôt devrais-je dire son altesse royale Bernadette, pour qui le commentaire se passe de commentaires, laissant les images parler.
 
Karl Zéro n'a rien d'un Mickael Moore et n'a pas la prétention d'en être un. Son portrait de la bête politique Chirac n'a pas le mordant ni le véhément d'un "Fahrenheit 9-11".
Il se dégage même de ce film une certaine tendresse, pour un homme dans le fond attachant, monstre de bellicisme, machine à tuer le concurrent, lancé dans la course à la fonction suprême, accaparé par le désir de devenir président, au point d'en oublier de réfléchir deux minutes à ce qu'il serait bon de faire en cas de victoire.
Après deux mandats calamiteux, on avait presque oublié que Chirac s'était avant tout le Guignolo de la 5ème République.
Le bilan est certes amer, mais dans le fond, il est juste. Et puis aussi, il faut bien le dire, effrayant.
 
Sur la forme, rien à dire, extraits d'émissions télé, d'interview, de reportages, de débats (grand, grand moment le débat contre Mitterand qui semble lui dire : "Prend ta pelle et ton seau et va jouer !"), le tout arrosé d'un commentaire particulièrement bien écrit, lorgnant un rien sur du Audiard (les descriptions de Giscard d'Estaing, Balladur et Sarkozy sont savoureuses).
 
Quelques morceaux d'anthologie : un discours qu'un Le Pen n'aurait pas renié, fait visiblement dans un état second après un buffet trop arrosé, un autre, grandiose de stupidité écrit par Juppé et récité dans un stade de foot, le même Juppé prenant un bain de foule, ou une interview a l'Elysée, monument de langue de bois, sous les yeux d'une Elise Lucet médusée... Et puis il y a les chansons "Votez Jacques Chirac" ou encore "Chirac pour Paris" (ah, le couplet sur les poissons morts chariés par la Seine !), à prendre au second degrés ou pas...
 
A mettre entre toutes les mains, "Dans la peau de Jacques Chirac" se déguste que l'on soit de gauche ou de droite, vieux ou jeune (l'occasion pour ceux ci de découvrir un peu une époque révolue...les années 70 et 80...soit la préhistoire...)
6月1日

Hooligans.

Après "Zidane..." voici "Hooligans". Merci le plan marketing qui fait sortir tous ces films quelques semaines avant le coup d'envoi de la Coupe du Monde.
Il faut tout de même, avant d'attaquer ma critique, que je vous confie le grand moment de solitude que j'ai vécu hier soir, puisque, lorsque la séance à commencé, je me suis retrouvée la seule fille de la salle, pour une vingtaine de mecs (et je dis bien "mecs", pas garçons...Des vrais mecs, rasés, agités...enfin la totale...).
Là, vous allez me dire :"Cocotte, tu allais voir un film sur les hooligans, tu t'attendais à quoi ?"
Et vous auriez raison...
 
Bref. Je vais pouvoir commencer à parler un peu de ce film.
 
Matt (Elijah Wood, plutôt convaincant) est étudiant en journalisme à Harvard. Lorsque l'on trouve dans sa chambre la cocaïne de son collocataire issu d'une prestigieuse famille, il se fait accuser et virer à sa place. Trouvant refuge en Angleterre chez sa soeur Shannon (Claire Forlani, qui a enrichi son répertoire de deux expressions supplémentaires), il fait connaissance avec son beau frère, et surtout avec le frangin de celui ci, Pete, membre d'un club de supporter de foot. Naïvement, Matt suit celui ci à un match et découvre bientôt, outre un groupe de potes sympa comme tout, de dangeureux frappés, amoureux de la castagne.
 
Que l'on pose les choses tout de suite, la morale de ce film peut apparaître contestable. Hors du cocon de Harvard, Matt, perdu en terre étrangère trouve refuge parmi les hooligans, et se reconnait dans leur esprit de camaraderie, de loyauté, et de violence gratuite, parfait défouloir pour le petit étudiant rase bitume et frustré qu'il est.
Mais après tout, me direz vous, chacun son truc...(je vous trouve vachement contradictoires aujourd'hui...!)
 
De fait, la première partie du film ne vole pas plus haut que ce qui apparait tout d'abord pour une vision pas franchement critique ni négative du hooliganisme. Et pour ne pas arranger les choses, ce début est particluièrement mal réalisé, en particulier les scènes de combat (on peut difficilement faire pire...).
Et puis, à mesure que Matt fait mieux connaissance avec le groupe, on perçoit toute la complexité de la question. On découvre que les hooligans sont pères de familles, profs, bref, citoyens lambda, parfaitement normaux et équilibrés lorsqu'ils ne sont pas ensembles. On les perçoit évoluant dans un univers codifié, très fermé, et absolument pas anarchique.
Si le film échoue à expliquer les raisons pour lesquelles ces mouvements trouvent un terreau favorable en Angleterre, il aborde tout de même son sujet de front tout en se payant le luxe d'un portrait nuancé.
 
La fin offre un pied de nez un rien ambigue, mais je ne la révèlerai pas ici, au cas où certains compteraient le voir un jour.
 
Un mot d'Elijah Wood, qui décidement sait très bien écarquiller les yeux. Sans nous faire la composition de sa vie, il parvient à incarner parfaitement les changements dans son personnage, pour au final, s'en sortir avec les honneurs. Et avouez que faire passer ce gringalet aux yeux de biche pour un hooligan, ce n'était pas gagné d'avance.
 
Ah oui, d'avance, je vous préviens, il n'est pas question de foot une seule minute dans ce film...Mais on s'en serait douté.