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29 juin Master 2 and commander.Et voici le traditionnel post qui ne sert à rien.
Comme vous le saviez sans doute, ou pas, j'ai soutenu mon Master 2 cette semaine, plus précisement mercredi dernier à 10h du matin, et ce jusqu'à midi ou presque.
Deux heures un peu pénibles, parce que ce n'est jamais drôle une soutenance, sauf si vous êtes tellement doué que votre jury n'a rien à vous dire, tout esbaudi qu'il est par la profondeur de votre sapience et votre mirifique esprit de synthèse.
Je vous rassure tout de suite, çà n'a pas été mon cas.
Bon, en résumé, j'ai limité la casse, en récoltant un 15, ce qui est bien me direz vous, mais pas top en fait.
Bah oui, pour une raison que m'échappe un peu, il est de coutume en histoire de n'accepter en thèse que des gens ayant eu 16 minimum, et ce sans aucune autre considération que la note, la note, rien que la note et le cas échéant, la mention que vous avez obtenue à votre année (à moins de TB, vous passez pour un branquignole, il faut le savoir).
Alors moi, avec mon 15, et mes deux mentions Bien à mon M1 et mon M2, je me suis sentie un quart de seconde très mal, persuadée que j'étais que mon gentil jury venait de me couper dans mon élan, après m'avoir fait miroiter pendant une demi heure, la thèse.
En fait, à part un seul membre (mon directeur de M1), les autres n'avaient visiblement pas connaissance du coup de la note minimale, et croyaient avec des airs de ravis de crêche que çà suffirait.
Tout prêts qu'ils étaient même à me recommander à un prof d'une autre université.
Alors deux choses :
1-je suis ravie de voir que ces trois messieurs vont se démener pour me faire accéder à la thèse, c'est très gentil à eux, vraiment, moi qui croyais que j'aurais eu envie de les tuer après la soutenance, bah non, pas du tout.
En plus de çà, ils ont été vraiment très bien pendant ces deux heures, avec des critiques constructives et une façon d'amener les choses pas du tout blessante, comme c'est malheureusement parfois le cas.
Donc, en résumé, je suis contente, même reconnaissante.
2-quitte à me faire partir dans une autre fac, voilà qu'ils m'ont choisi LA fac, et L'ECOLE doctorale top du top, le must, limite qu'à côté les facs parisiennes, çà ressemble à des repères de jeanfoutistes.
Et que le prof qu'ils cherchent à contacter c'est Môssieur le ponte, un type dont j'ai lu les bouquins avec la bave au lèvres ("trop foooooort !!!") et dont le nom provoque stupeur et tremblements chez l'étudiant en archéo de base...
Alors moi, avec mes deux mentions Bien et mon 15 en bandoullière, sincèrement, je le sens mal... Très mal...
Un bilan en demie teinte donc, parce qu'en fin de compte, je ne suis sûre de rien, et surtout parce que suite à une discussion d'il y avait quelques mois avec mon directeur de M1, j'étais partie pour m'inscrire en thèse à Aix en Provence.
Ahah, morte de rire, finalement, çà sera plutôt Tours.
Sur le coup j'ai cru que c'était une mauvaise blague, mais non...
Ben quoi, vous ne feriez pas la trogne vous, si on vous envoyait au beau milieu des terres ? Hein ? Moi oui...
De toute façon, je ne suis pas en positon de faire la fine bouche et si ce prof, tout mal placé géographique qu'il soit dit "oui, on la prend, elle et son sujet", je n'ai pas le choix, je fonce. Je peux bien faire un sacrifice pour ma thèse, quand même...
28 juin "Need heal et go BrD" : World of Warcraft.Après avoir choisi votre camp et votre race, vous voilà, pauvre hère égaré en ce monde inconnu, contraint de vous trouver un boulot dans la vie.
Par boulot, j'entend classe, et dans WoW, vous n'aurez que l'embarras du choix.
Petit discriptif de chacune d'entre elles.
Guerrier : Ami de la force brute, chantre de savatage, esthète du coup de boule dans ta face, virtuose de la clé de bras, en un mot comme en cent, cette classe de bourrin est fait pour toi.
Attention de tout de même, un grand pouvoir impliquant de grandes responsabilités, le guerrier est en groupe chargé de prendre les coups pour les autres. I
l est le farouche gardien de la mythique "aggro", cette force étrange et mystérieuse qui fait que le monstre combattu concentrera toute son attention sur vous.
Un guerrier qui perd "l'aggro" se retrouve bien vite voué aux gémonies par le reste de son groupe, dévasté par l'ennemi.
Prêtre : Second pivot d'un groupe, le prêtre est là pour soigner le guerrier, voire tout le groupe, s'il advient par malheur que le bourrin de service ait mal fait son job.
Le rapport au prêtre dans WoW est ambigü. Un coup sauveurs, un autre boucs émissaire sur lesquels les joueurs se déchaînent, l'accusant des pires maux :"Mais pourquoi t'as pas soigné ?", "si les treize dragons de la dernière salle nous sont tombés dessus dès l'entrée du donjon, c'est forcément la faute du prêtre !", "la foudre a fait sauter mon modem, c'est à cause du prêtre !"...
Malgré tout, la vie des uns reposant sur la présence des autres, on finit toujours pas roucouler pour un petit soin, en espérant que le prêtre sera assez chic pour utiliser sur vous son superbe pouvoir de réssurection.
Voleur : il aime faire les poches, trancher les cordons de bourse, attaquer dans le dos et disparaître lorsque le danger le chatouille de trop près.
Le voleur est le maître de la furtivité, mais aussi un adversaire redoutable.
Invisible, on ne sait jamais où il est et ses attaques sont dévastatrices.
Le cauchemar des classes porteuses de tissu.
Chasseur : une vieille légende prétend que cette classe fut inventée pour permettre aux mauvais de jouer quand même à WoW...
Une légende ? Hmmmmmm....
Bref. Le chasseur est ce que l'on appelle communément un roxxor. Un faiseur de dégats en avalanche.
Armé d'un arc, mais sachant aussi se battre au corps à corps, il distribue les flèches comme les mauvais points et peut vous mettre hors jeu en quelques seconde, avec l'aide de son familier.
Le chasseur a en effet le pouvoir de dompter un animal de son choix et peut même lui donner le nom qu'il veut.
Druide : pendant un temps, les concepteurs du jeu pensèrent à appeler cette classe "couteau suisse".
Oui, le druide sait tout faire : taper fort, soigner, causer des attaques magiques.
Le druide aime la nature qui le lui rend bien en lui accordant le pouvoir de se transformer en gros chat, en ours, en gigantesque poule sur deux pattes, en otarie pour nager sous l'eau, voire en arbre.
Classe très complète, elle inspire souvent la réflexion suivante face à ses performances : A-BU-Séééééééé !!! J'allais oublier, le druide sait aussi réssuciter...
Chaman : encore une classe hybride ayant une forte propension à saouler les autres.
Le chaman est un combattant au corps à corps, tapant moins fort qu'un guerrier mais assisté par des totems, objets magiques qui se plantent au sol et produisent des effets magiques : soin,boules de feu, ralentisseur, etc...
Mage : aaaah, le mage.... Vêtu de tissu, comme le prêtre, il est particulièrement vulnérable aux attaques au corps à corps, succombant en moins de deux coups sans avoir eu le temps de souffrir.
Alors à quoi çà sert de jouer mage, me direz vous ?
Essayez d'approcher un mage, vous verrez...
Maîtrisant les éléments du feu et de la glace, le mage est une machine à tuer, un amplificateur de dégats. Boules de feu, novas de givre, tout y passe pour vous arracher la tête avant que vous n'ayez pu l'approcher à trois mètres.
La puissance.... Wouaaaaahhhh .....
Paladin : sans doute furent ils à l'origine vus par les concepteurs comme les chevaliers jedi d'Azeroth, hybride de prêtre et de guerrier, aussi à l'aise avec le goupillon ou la masse d'arme.
Cependant, aujourd'hui, le paladin passe globalement pour l'idiot du village, l'illuminé, le crétin que l'on traine comme un boulet.
La légende dit qu'ils sont bons à rien et mauvais en tout...
En réalité, le paladin, soigneur loin d'être nul, tape aussi fort qu'une huitre tétraplégique, mais compense cette faiblesse par une capacité à combattre très longtemps, pouvant s'auto soigner pendant le combat.
Il est aussi l'heureux détenteur d'un pouvoir de résurrection.
Rien que pour çà, on les aime bien, les paloufs.
Démoniste : Mouhahah. Mouhahahah.... MOUHAHAHHAHAHHAHA !!!!!!!
Ils s'aiment autant qu'on les déteste.
Ils sont les parias d'Azeroth, les créatures biaiseuses flurtant avec les puissances démoniaques, puisant leurs pouvoirs directement dans ceux de la Légion Ardente.
Le soir, les parents disent à leurs enfants que s'il ne sont pas sages, c'est le démoniste qui viendra les chercher. BOOOOOOOUUUUUHHHHHH !!!!
Le démoniste est le plus souvent un être au fond mauvais, de naissance.
Ensuite, il n'arrange pas son cas, trouvant à l'école des démonistes des pouvoirs susceptibles de faire souffrir ses victimes à petit feu...
Et il aime çà le démoniste.
Presque autant que ses larbins, des démons qu'il invoque à l'envie et qui l'assistent dans ses combats, et qui prennent les coups à sa place.
Comment çà, le démoniste compte pour deux ? Le chasseur aussi, je vous ferais dire ! Comment çà, le chasseur lui, n'a pas le "fear", sort provoquant une peur panique chez l'adversaire, le rendant totalement incapable de répliquer aux attaques ? Et alors, z'êtes jaloux ?
MOUHAHAHAHAHAHAHHAHAH !!!!
A vous désormais de choisir la voie qui vous plait le plus. Je ne vous conseillerai rien, chaque classe ayant son utilité, et chaque personne peut en tirer le meilleur, ou le pire. Trouver la classe qui vous correspond n'est pas toujours facile, et l'on peut passer par de nombreux tests avant de trouver chaussure à son pied.
Moi, par exemple, je suis incapable de jouer au corps à corps (dit "CaC"), par contre, je suis une accro du gros dégat (dit "DpS"), et joue donc mage et surtout démoniste.
Dans le prochain épisode : les serveurs, mais quoi qu'est ce ? 25 juin "OOOOOOOOOOOOdin !!!!!" : Les Vikings.
Parce qu’on s’ennuie vachement dans les fjords de Norvège, le roi Ragnar (en Norvège, deux cabanes en boue séchée, çà fait un royaume. On fait avec ce que l’on a…) participe régulièrement à des raids en Angleterre, trucidant les locaux, dont un jour, le roi Edwin. Seulement voilà, s’étant aussi, nous dirons pudiquement, défoulé sur la reine Enid, le voici père d’un rejeton dont il ignore l’existence, mais qui, de part son royal lignage, se trouve prétendant légitime du trône d’Angleterre, pourtant fourbement squatté par un vague cousin de la famille, Aella.
Attention, « Les Vikings » c’est du lourd, malgré l’époque à laquelle le film est tourné, 1958, la mode étant alors aux péplums, jupettes courtes et nanars historiques. Le ton est d’ailleurs donné dès le générique, sur fond (anachronique à mort, ok) de la broderie de Bayeux, servant de support à un rapide bilan historique sur les hommes du Nord, à grand renfort d’animation, ce qui, pour les fifties, est déjà un joli travail.
La suite n’est pas, il faut bien le dire, folichonne. Le scénario, farci jusqu’à la moelle d’invraisemblance fait sourire, voire franchement marrer. Rien n’est épargné : le coup des frères ennemis, la belle princesse à secourir, le fourbecruelméchantpleutrelâcheettrèsmoche roi, le vieux briscard un peu bourrin mais bon dans le fond… Sans parler de la traversée Norvège/Angleterre en quinze minutes top chrono, la princesse qui prend le bateau pour aller du Pays de Galles à l’Angleterre…Bref, on croule sous le convenu et l’aberrant.
Mais rendons à César ce qui appartient à Ragnar, et considérons les qualités indéniables de ce film. La réalisation est tout simplement bluffante pour l’époque, et m’a permis à elle seule de ne pas m’endormir devant l’écran (j’avais couru toute l’après midi après des scaphandres, alors les histoires de vikings…moyen…). Non seulement, les paysages sont superbement exploités, les effets de mise en scène habilement disséminés (dakkars dans le soleil couchant…chutes d’eau dévalant dans le fjord) succèdent à des moments de pure poésie (funérailles vikings, chants des Walkyries…) et taillent un très beau décor à des personnages souvent bien écrits, en particulier de duo père et fils Ragnar et Einar, les seuls à présenter un vrai intérêt…
A côté de cela, il fait plaisir de sentir le souci de recherche historique autour des vikings. Ici, pas de casques à cornes mais coniques, pas de drakkars mais des « navires vikings », des voyantes lisant l’avenir dans les runes, des tablées médiévales comme en vrai ou presque, des bâtisses norvégiennes aussi sommaires que possible… Bref, le travail tient la route, et plutôt bien. La seule erreur concerne le château d’Aella, situé dans une forteresse d’époque Vauban que l’on peut voir en vrai (et même visiter) dans les Côtes d’Armor (Fort la Latte). Pour le coup, le décalage historique est trop gros pour passer. Mais encore une fois, grâce à la mise en scène impeccable, on pardonne…
Niveau interprétation, tout le boulot est fait par Kirk Douglas, drôlement plus chouette avec son œil de verre et ses cicatrices qu’en mode fossette seule (jamais accroché aux Douglas moi…Limite beurk en fait), composant un Einar vraiment charismatique, aussi tête à claque que sympathique. Sinon, rien à signaler, surtout pas du côté de Tony Curtis, incarnant « l’esclave qui en fait est prince et se balade en slip », soit le jeune premier censé séduire la princesse, Janet Leigh (encore mariée à Curtis à l’époque), jolie, ok, mais juste bonne pour la déco…
Ceci m’inspirant d’ailleurs la réflexion suivante : comment, quand on est Tony Curtis et Janet Leigh (donc pas les plus moches du canton), fait-on pour pondre Jamie Leigh Curtis ????
Note : ***
24 juin "Les voleurs se cachent pour sévir" : World of Warcraft.World of Warcraft, WoW pour les intimes, est ce que l'on appelle un MMORPG. En langage humain, cela signifie "jeu en ligne massivement multijoueur". A savoir qu'il fonctionne un peu comme un site internet, où des tas de personnes peuvent être connectées en même temps et discuter ensemble. Sauf que ici, on joue.
Et on joue quoi d'abord ? Le WoWeur de base se présentant à vous aura sans aucun doute la réponse suivante lorsque vous lui demanderez ce qu'il fait dans cet univers là : "Moi, je joue Horde", ou "Je joue Alliance".
Son interlocuteur reste souvent pantois face à ce genre de déclaration car, pour lui Horde et Alliance, cela ne veut pas dire grand chose.
Pour éviter les lieux communs et les confusions facheuses, je vais donc vous détailler un peu les deux ensembles de base constituant le nerf de la géopolitique azerothienne.
Tout d'abord, contrairement aux apparences, la Horde, se ne sont pas les méchants. Bon, ok ils sont globalement tous moches mais ils ont un super bon fond. Et puis de toute façon, de ce côté, comme dans l'Alliance, tout le monde traine son lot de pourris.
La Horde est le nom que s'étaient donnés les clans orcs unifiés du temps où ce peuple, charmé par les douceureusement paroles des démons, travaillaient pour le compte de la Légion Ardente, massacrant tout ce qui se dressait sur leur route.
Après une sévère autocritique, les orcs s'affranchirent de cette détetable tutelle pour mener leur destin librement.
A l'instigation de leur chef, le jeune et dynamique Thrall, les peaux vertes viennent donc de reconstituer ce qu'ils nomment désormais, la Nouvelle Horde, basée sur des idéaux d'honneurs, d'humanité (euh, d'orquité....enfin, vous voyez quoi) et une sincère volonté de s'amender.
Au côté de Thrall, considéré offcieusement comme le chef suprême de la Horde, on trouve les trolls menés par l'astucieux Vol'Jin, les Taurens dirigés par le placide et rêveur Cairne Bloodhoof, qui à eux tous forment la Horde dite Chamanique, ayant en commun le culte des ancêtres et une méfiance certaine de la magie arcanique.
Depuis peu, un autre peuple, les Réprouvés, s'est joint à la Horde, mené par dame Sylvanas Windrunner. Jusqu'ici, rien de bien exaltant, mis à part que les Réprouvés sont des morts vivants et qu'ils n'ont que dédain pour les valeurs de leur alliés de circonstance.
La plus récente adhésion à la Horde vient des Elfes de Sang, alias les Hauts Elfes, qui après une quasi extinction, ont enfin relevé la tête et décidé de reprendre part au monde. Comme les Réprouvés, ils méprisent les autres membres de la Horde et s'adonnent aux arcanes sans restriction.
Ces deux peuples, proches par leur amour de la magie et leur pratique décompléxée des arts obscurs forme une seconde Horde, la Horde Arcanique.
L'Alliance est à l'origine l'union des humains et des nains contre les orcs, du temps où ceux ci choisissaient mal leurs amis. Les humains composent aujourd'hui les restes d'une civilisaton brillante qui s'est effondrée sous les coups de la Légion Ardente et du Fléau (on en reparlera un autre jour).
Les survivants tentent de leur mieux de reconstituer la gloire des temps anciens, tâche délicate compte tenu que leurs terres se sont réduites en peau de chagrin.
Les nains sont leurs plus grands alliés historiques.
Jadis adeptes d'une politique expansionnistes, ils livraient dans leurs montagnes des guerres impitoyables contre les tribus primitives d'humanoïdes, jusqu'au jour où, lors du forage d'une galerie, on décrouvrit une tablette antique dont le texte affirmait que les nains furent les premières créatures d'Azeroth.
Depuis tout ce peuple s'adonne à l'archélogie, dans le but de collecter LA preuve irréfutable justifiant leurs ambitions. Ce qui permer à leur roi, Magni Bronzebeard, d'entretenir au calme sa dépression chronique...
Aux nains s'ajoutent les gnomes, petits personnages intelligents, espiègles et inventifs, bricoleurs de génie ayant provoqué la destruction de leur propre capitale, la cité robot Gnomeregan.
Depuis, ils sont réfugiés politiques chez les nains, et alimentent l'Alliance en objets aussi extranvagants que dangereux ou inutiles.
Les elfes de la nuit se lièrent tardivement à l'Alliance, en raison de leur politique isolationniste.
Mais la perte de leur immortalité ainsi que la progression de la Horde sur leurs terres, les force à quitter leurs forêts pour s'intéresser aux autres, une fois de temps en temps.
Quand aux Draeneis, ils arrivent tout droit de Draenor, fuyant la Légion Ardente à bord de leurs vaisseau spacial d'Exodar, crashé par accident sur Azeroth.
Voilà le plus brièvement possible (mais pas trop tout de même), un petit état des lieux des forces en présence. Dans le prochain épisode, nous parlerons des classes. Et avant, peut être bien que je vous ferai un billet sur "Lady Chatterley"... 23 juin "Mais fais gaffe, tu as aggro !!!" : World of Warcraft.Dernière chaque grande reine, il y a une grande Llu.
Hommage donc à celle qui est à la fois ma plus vieille blogueuse sur cet espace (si, si, je te le jure) et le futur artisan de mon nouveau blog. Je vous reparlerai du déménagement à l'occasion, rien de presse....
Donc, pourquoi parler de Llu alors que le sujet du message ne semble pas s'y prêter ?
Tout simple parce que sur son propre blog ("La Taverne de la Souris Alcoolique", passez y, elle a fait un très beau boulot dessus), la dénommée "plus vieille blogueuse" vient de commencer une série d'article sur Guild Wars.
Et que, comme Guild Wars, pour une woweuse, c'est le mal absolu, il faut que je me décide enfin à parler de mon jeu chéri à moi, rien qu'à moi, et quelques millions de personnes...
Nous attaquons donc par une présentation de l'univers de World of Warcraft, ce qui pour aujourd'hui, sera largement suffisant.
Bienvenue en Azeroth, adorable planète dans une galaxie très lointaine, où cohabitent dans la joie, la bonne humeur et la baston, divers peuples tels que les humains, les orcs, les nains, les elfes, et d'autres sur lesquels je reviendrai plus tard.
Tout ce beau monde aurait pu se contenter de se taper dessus en toute tranquilité, mais un jour, du ciel se mirent à tomber des pluies de feu, apportant avec elles la plus grande menace que la vie est jamais connue : la Légion Ardente.
Cette armée de démons, attirée par les forces magiques comme les moustiques par la lumière, s'invita donc sur Azeroth et commença à tout casser, méthodiquement et sauvagement (les deux sont compatibles, si, je vous jure).
Les peuples de la planète n'eurent alors plus d'autre choix que de s'unir pour repousser l'envahisseur.
Azeroth vécu ainsi des siècles au rythme des victoires, des défaites et retournements de situation, jusqu'à il y a cinq ans, lorsque le grand chef des armées démoniaques, Archimonde, fut vaincu à la bataille du Mont Hyjal, au prix de l'immortalité des elfes, sacrifiée en même temps qu'Ildrassil, l'Arbre de Vie, que le démon convoitait.
La Légion retourna panser ses plaies sur sa base de repli, la planète Draenor, et les peuples d'Azeroth scellèrent la Porte des Ténèbres pour qu'elle ne revienne jamais. Le temps était à la reconstruction, dans une paix relative, maintenue par le souvenir des exploits réalisés ensemble.
Mais les années passant, les luttes de pouvoirs et conflits territoriaux eurent raison de la concorde et les hostilités entre les peuples reprirent de plus belle.
Voilà donc le monde dans lequel vous débarquez, quelque soit votre race ou votre classe de personnage. Un monde marqué par la guerre, dont certaines régions dévastées témoignent encore de la puissance de la Légion.
Un monde traumatisé par les morts laissés derrière lui, et qui tente peu à peu de retrouver la gloire du passé.
Chaque personnage est un artisan de cet effort pour rebâtir sa civilisation et pour assurer sa survie dans les années à venir.
Mais personne n'oublie la Légion Ardente et si les peuples mortels se déchirent, leurs dirigeants ne perdent pas de vue que l'union fait leur force et que si jamais les démons venaient un jour à rouvrir la Porte des Ténèbres, alors ils faudrait reprendre les armes ensemble. 22 juin "Vous êtes analogiques dans un monde numérique" : Ocean's 13.Dans la vie, on devrait toujours faire comme les gens qui laisser s'affiner le fromage et mûrir le vin : attendre.
Deux jours après m'être enfermée dans une salle avec Brad Pitt et George Clooney, il se trouve que mon opinion s'est plus que légèrement modifiée. Pas sur Brad Pitt, hein. C'est toujours un dieu.
Non, sur le film.
Parce que un des membres de club Ocean's Quarante douze s'est fait arnaqué puis infarctucisé par un vilain patron de casino, la bande à Danny décide de couler l'affaire du dit méchant en suçant jusqu'à la moelle les recettes de sa soirée d'inauguration.
Pendant ce temps là, Brad Pitt est beau. George aussi, mais Brad plus.
Après que l'effet de la débauche de beaux décors, belles images, beaux mecs, tranches de rigolade soit passé, force est de constater que rien de bien exaltant ne reste. Le scénario n'est en aucun cas aussi brillant que celui du premier, quant aux situations, arnaques et autres reversements, ils n'arrivent pas à cheville du second, déjà inférieur en celà à Ocean's 11. Par contre Brad est encore plus magnifique dans celui là...
Mais, encore plus grave, si l'écriture est médiocre, les ficelles de l'intrigue sont grosses comme des amarres, le moindre retournement est capillotracté, et toutes les cinq minutes, on ne peut s'empêcher de se demander, d'une, d'où ce nouveau machin qui sauve la mise de toute le monde peut il bien sortir, de deux, comment fait dont Brad Pitt pour être aussi élégant.
Bref, beaucoup de clinquant, conformément à la franchise établie dès le premier épisode, mais jamais ne ressort l'enthousiasme et le panache de celui ci. Les personnages piétinent, les rôles féminins s'évanouissent, les répliques font toujours mouche, mais le cabotinage ne suffit pas à combler le vide. En fait, çà, c'est Brad Pitt qui s'en charge en faisant oublier le film, le scénario, et même George Clooney.
Sans doute beaucoup de bruit pour rien, pour Steven Soderberg, qui file décidément un bien mauvais coton après un début de carrière épatant. En gros, on ne devrait pas vieillir, sauf si on s'appelle Brad Pitt. Qui est super beau, je vous l'ai dis ou pas ?
Euh et sinon, au cinéma, what else ? 20 juin "Arrêtez de faire des trous dans mon bâtiment !" : Pirates des Caraïbes III.Et continue dans l'eau et au dessous, avec la fine équipe Sparrow Swan Turner, réunie pour la dernière de ses aventures.
Après avoir été traitreusement croqué par le Karken et expédié dans le purgatoire de Davy Jones, le "capitaine" (pas oublier le "capitaine") Jack Sparrow commence à cruellement manquer à ses anciens accolytes, pourchassés par la Compagnie des Indes, bien décidée à abattre définitivement la piraterie, dont la disparition semble bel et bien programmée par l'alliance contrenature de Lord Beckett et du Hollandais Volant.
Bon autant être tout de suite claire et précise, "Pirates...III" ne brille guère plus question scénario que le second. On retrouve exactement les même défauts, les même faiblesses question écriture : histoires sans queue ni tête enchevétrées dans un fatras d'alliance et de trahison, et de coups de théatre capilotractés....
Bref, on n'y comprend pas grand chose, on se fait littéralement balader d'un bout à l'autre du récit avec l'impression d'avoir dans le cerveau de maelstrom de la fin du film...
Mais, parce qu'il y a un "mais", on aimera quand même. Parce que Jack Sparrow est enfin redevenu lui même (Johnny Depp semble calmé...), que Elisabeth prend une vraie envergure (Kiera Knightley est convaincante, vi, vrai de vrai...), que les bateaux sont beaux, les combats aussi, que les effets spéciaux (L'Ile des Naufragés, grandiose, le dernier affrontement, génial et virtuose) collent au siège, et que Orlando Bloom, ben on ne le voit presque plus (bonheur.......).
Et puis il y a le sens profond de ce film, que l'on ne peut jeter aux orties, cet plaidoyer pour le droit de rêver et la défense de l'imaginaire, incarnée par une piraterie que l'on tente de faire taire (la scène d'ouverture glacante est surprenante et donne le ton du métrage sombre et désenchanté jusqu'à ce que Jack Sparrow, sorte de Peter Pan en dread locks ne vienne réveiller les délires endormis), pour imposer un monde rationnel, campé les deux pieds dans la réalité (l'image du cadavre du Kraken est en ce sens, particulièrement forte)
Le film acquière alors un très fort capital sympathie qui aide bien à rester intéressé aux errements du scénario (sans doute écrit par une équipe de poulpes : une idée foireuse par tentacule) qui n'hésite pas à rajouter à une mythologie déjà riche et posée dans les deux premiers épisodes, de nouveaux éléments un rien mal venus (Calypso arrivant comme une algue dans la soupe...).
En guise de bilan, que dire d'autre que la trilogie aura su remplir son rôle, celui de divertir, tout bêtement, à l'image de l'attraction Disney dont elle était inspirée. Sans atteindre le niveau d'excellence d'un Indiana Jones (Gore Verbinski n'est définitivement pas Steven Spielberg), "Pirates des Caraïbes" s'impose comme un entertainement à l'américaine, bourré de défauts mais qui entre sans aucun doute au panthéon des films d'aventure.
En tout cas, rien de ceci n'aurait été possible sans le merveilleux, l'incroyable, le fabuleux capitaine Jack Sparrow (voilà, çà va les chevilles, maintenant ? ) 19 juin "It a long waayyyy To Tipperary !!!!" : Le Bateau.Je le savais bien que çà vous manquait mes billets fleuves et longs comme le bras. Bah oui, à moi aussi, pour tout vous dire, surtout que devoir se brider sur certains films m'empêche carrément d'écrire (cf, la critique de "300", casse tête inextricable laissé en friche, mais j'y reviendrai un jour, promis).
Alors ce coup ci, pour aborder (arf, visez la métaphore) "Le Bateau", je dis Raus aux petits paragraphes, et vive les tartines. Zut à la fin.
"Le Bateau", "Das Boot" en allemand dans le texte, étant ein gross film Kult, mérite plus qu'une bafouille. Aller, en plongée maintenant.
Tout commence avec le livre (paru en France sous le titre "Le Stix")de Löthar-Gunther Buchheim, basé sur sa propre expérience, alors qu'il embarque en 1941 comme correspondant de guerre sur un U Boot allemand afin de réaliser un reportage de propagande "Quelle est belle ma Kriegsmarine".
L'adaptation cinématographique, entreprise en 1981 par Wolfgang Petersen, qui à l'époque n'était pas encore le tacheron officiel d'Hollywood (nous sommes avant "Air Force One"), colle au plus près de son support, ainsi qu'à la réalité.
Automne 1941, le fringant U-96 quitte le port de La Pallice (La Rochelle) pour rejoindre l'Atlantique et se mettre en chasse de convois alliés, avec un équipage tout juste arraché aux jupes du IIIème Reich.
Entre l'attente rendue inssuportable par la promiscuité et les tempêtes, et les attaques immanquablement suivies de poursuites avec des cuirassiers anglais déterminés à envoyer ce fichu sous-marin dire bonjour aux abysses, les tensions montent dans le U Boote, poussant le commandant à l'excès de zèle.
Au rythme des "Aleeeeeeeeeeerte!" et des bip-bip de l'Asdic sur la coque du sous-marin, "Le Bateau" est une plongée dantesque, aussi longue que pédagogique et trépidante, qui se paye en plus le luxe d'être le dernier vrai bon film de Wolfgang Petersen.
Sur un scénario magistral et intelligent (numéro d'équilibriste entre le documentaire, le suspens, l'action, l'émotion), les personnages traversent le film en parvenant à déployer un très fort capital sympathie, pourtant pas acquis du départ, la faute à leur nationalité et leurs éventuelles ou supposées orientations politiques (les minots à bord ont sans doute tous fait les jeunesses hitlériennes, le commandant est en ménage avec une nazie...).
Ce tour de passe-passe vient evidemment du fait que dans cet univers quasi carcéral, on en revient très vite à l'humain, délaissant les idéologies. L'équipage obéit aux ordres, mais tente, avant tout, de survivre dans cet enfer que devient le U-96, tour à tour leur pire ennemi et leur dernière chance de salut.
A sa sortie, le film fait figure d'ovni. Tout d'abord parce que Wolfgang Petersen le fera diffuser de deux façons. Une version courte pour le cinéma, et la version longue, prévue comme une série télévisée.
Ensuite parce que, pour la première fois, on prend le point du vue des "méchants". Aucun autre film d'après guerre n'a alors osé adopter cette vision.
Et pourtant, le pari, gonflé, qui plus est relevé par un Allemand, est réussi. "Le Bateau" ne parle finalement pas autant de la Kriegsmarine que de cinquante types embarqués volontaires pour une guerre dont ils se sentent de plus en plus éloignés, à mesure que la notion de "sacrifice pour la patrie" devient tangible et donc, inacceptable.
Anecdote, révélatrice, lors de l'avant première américaine, quand sur l'écran s'affiche le texte du prologue annonçant que pendant la Seconde Guerre Mondiale, sur 40 000 hommes embarqués à bord des U-Boote, 30 000 ne sont jamais revenus, les spectateurs ovationnent l'hécatombe des "sales boches". Trois heures, plus tard, alors que les lumières se rallument, la salle, bouleversée, se lève pour applaudir l'équipe du film, qui en est quitte pour soigner ses angoisses de début de projection...
Sans doute est-ce cette crainte, de trop germaniser un sujet potentiellement sensible, qui fait choisir la production, dans un premier temps, Robert Redford dans le rôle du commandant. Finalement, faute à des problèmes de temps et d'organisation, l'idée doit être abandonnée (Ouf...Parce que Mister Montana dans un U-Boote...
Petersen arrête alors son choix sur Jürgen Prochnow, acteur allemand dont le visage a l'air d'avoir été taillé à coups de serpe, pour incarner Heinrich Lehmann-Willenbrock.
Encore en vie au moment du tournage, Lehmann-Willenbrock intervient comme consultant de Prochnow, afin de l'aider à incarner son propre rôle.
Le film conservera d'ailleurs l'immatriculation du bateau que Lehmann-Willenbrock commandait entre 1940 et 1942 : U-96.
Celui-ci fut entièrement reconstruit pour les besoins du film et réutilisé un an plus tard, pour "Les Aventuriers de l'Arche Perdue".
Et parce que un bon film, c'est aussi une bonne musique, causons deux minutes de la bande originale composée par Klaus Doldinger, accessoirement saxophoniste et auteur de ce qui deviendra un des thèmes musicaux les célèbres des années 80.
Bon, visiblement à l'époque, on avait le goût des synthé, des flonflons et des nappages dégoulinant. Certes le thème principal est très joli mais il intoxique littéralement la première partie du film (vu en version longue, au passage....6 heures d'une traite...), qui se voit sauvé paradoxalement par la longue série de calamités affligeant le U-96, la musique basculant alors dans un enchevêtement de sons d'ambiance et de mélodies discrètes.
Je noterai tout de même le bon ton du réalisateur, qui choisit de ne pas musicaliser les séquences où les hommes attendent, en plongée, l'explosion des grenades larguées par les escorteurs.
Ces scènes, tout simplement terrifiantes, pendant les "silences", s'appuyent uniquement sur le ronronnement des hélices et les bip des Asdic, conférant tout se dont le spectateur a besoin pour comprendre l'horreur de ces instants là.
"Le Bateau", pétri de qualités de réalisation, direction d'acteurs, interprétations (il fait quoi maintenant, l'excellent Jürgen Prochnow, mis à part zoner dans "Da Vinci Code" ? Le gâchis...), est ni plus ni moins qu'un film de référence, que se soit dans son genre, qu'en général, damant le pion à tout les autres films de sous-marins passés ou récents.
Le film, qui peut être repassera un jour en format long à la télévision, est disponible en DVD, avec une jolie édition comprenant quelques bonus sympatiques, dont le making off.
Si après çà, vous n'avez pas envie d'aller visiter une base sous marine cet été, je ne peux plus rien faire pour vous 18 juin Des Milliards de Tapis de Cheveux.Quelque part sur une planète aride, malgré son âge et ses rhumatismes, Ostvan tisse l'oeuvre de sa vie, un tapi de cheveux, dont la vente à prix d'or servira à financer toute la vie de son fils et héritier, qui à son tour passera une existence toute entière à enchevêtrer les cheveux de ses épouses et de ses filles, pour créer un de ses fameux tapis, destiné à orner le palais des Etoiles, où vit l'Empereur.
Voici le point de départ de ce roman de Andreas Eschbach, son premier publié, et qui, pour un coup d'essai, a des airs de coups de maître.
Construit comme une juxtaposition de nouvelles où chaque histoire et chaque héros trouve son écho dans les textes précédents ou suivants, "Des Milliards de Tapis de Cheveux" se compose comme une trame de tisseur, le dernier chapitre offrant la vision de l'oeuvre complète. Analogie artisanale volontaire et fine, tant elle renvoit en permanence aux tapis dont il est partout question.
La forme sert donc admirablement le fond, offrant des dizaines de portraits, des centaines d'histoires qui amènent autant de nouvelles questions. Le livre lui même, ne s'attachant qu'aux tapis en cheveux, ouvre la porte à "d'autres histoires" révélant par bribes de nouveaux mystères, témoignant de la richesse et de la cohérence de l'univers élaboré par Eschbach.
On reste autant bluffé par le style, l'audace et l'inventivité (sans pour autant faire de réelles entorses aux archétypes de la SF, parfaitement respectés), que par le final, surprenant par sa démesure, et sa vanité. 15 juin Der klein Haus in der Prairie....Contrairement à ce que ce titre semble annoncer, nous l'allons pas couper du bois, ni courir dans les champs en robe à fleur...
Non, je viens seulement vous donner la suite du programme, en allemand dans le texte.
En allemand ? Was ? Warum ? Pourquoi ?
Et bien, par un jeu de ce petit plaisantin qu'est le hasard, il se trouve que je suis actuellement dans la choucroute jusqu'au cou. D'ailleurs, quand je ne porte pas mon uniforme gris de la Kriegsmarine pour cause de boulot d'été qui commence à virer à l'obsession ("En plongée matelots !"), je me balade chez moi en culotte de peau et en chantant des tyroliennes...
U Boote à gogo obligent, le prochain billet vous narrera donc les épiques épiques et colégram aventures du U-96, alias "Le Bateau" de Wolfgang Petersen, que j'ai vu, revu (non en fait, trop long....6 heures en plongée, argh...) et surtout corrigé (corrections rapides, il n'y a pas grand chose à y redire...Vi, c'est le 4 étoiles qui se profile les amis).
Ensuite, je vous glisserai, comme çà, à l'improviste, une critique de l'excellentissime et déjà pour moi carrement culte "Des Milliards de Tapis de Cheveux" de Andreas Eschbach (allemand donc...), qui m'a été mis entre les pattes par un druide que je remercie bien bas, parce que bon sang de bon soir, c'était vraiment génial.
Je viens d'ailleurs de commettre une seconde infidélité à mon Trône de Fer chéri pour enchainer sur "Jésus Vidéo", toujours de Eschbach et toujours prêté par le même. Et vu que çà part diablement bien, je sens que je vais encore devoir remercier bien bas. Et que je vais me choper un lumbago...
Suite à quoi, la Kriegsmarine me réformera et je n'aurai plus qu'à me consoler devant des dvd rigolo, du genre "Papi fait de la Résistance", film culte parmi les films cultes, dont il faut que je vous touche deux ou trois mots.
Pour briser l'infernal cercle teutonique, je prévois de vous parler aussi de la BD "Le Triangle Secret" et de sa suite "Inri", bon petit polar mystico-religioso-Danbrownesque, qui vaut bien le détour et qui a le mérite de foutre la paix à nos amis d'Outre Rhin. Merci pour eux.
Le début de ces mises à jours est pour demain. A vos marques, prêêêêêêêts............
7 juin Le Trône de Fer.C'est tout moi çà. J'ai toujours le chic pour me lancer dans les séries interminables de lires ultra prenants qui me bloquent pendant des mois et des mois... J'avais déjà sévi avec "La Ballade de Pern", "La Compagnie Noire" (lisez le, c'est bon pour la santé), et voilà que çà continue avec "Le Trône de Fer"...
Bienvenue en Westeros, son roi, son trône de fer, ses seigneurs aux dents longues, ses complots et ses mystères.
L'auteur Georges R.R. Martin, dont le point de départ était la Guerre des Deux Roses en Angleterre (après la guerre de Cent ans), dépasse largement le cadre de l'histoire revisitée pour doter son univers d'une personnalité attachante et dont il révèle les secrets par morceaux.
Ici, pas de chapitres d'explication, mais une immersion directe, les personnages se chargeant de nous montrer, au détour d'une réflexion ou d'une description, les structures de leur univers.
"Le Trône de Fer" se distingue par une certaine originalité dans la narration, celle ci adoptant par chapitre un point de vue différent. Si l'on commence le récit à travers les yeux des Stark, on basculera bientôt dans la vision des Lannister, puis de toutes les autres familles et personnages.
L'effet, radical, brouille très vite les cartes du lecteur, qui va réaliser sous peu que les bons, les méchants, le bien, le mal, l'honneur et tout çà, c'est très surfait.
Le point de départ du récit est l'arrivée surprise du roi de Westeros, Robert Baratheon, chez Eddard Stark, le seigneur du Nord, en sa forteresse de Winterfell. Robert annonce bien vite à son vieil ami qu'il souhaite le voir l'accompagner à la capitale pour devenir son premier conseiller. Pour Eddard, la plongée dans le panier de crabe commence, une plongée fatale et dangeureuse, qui précipitera toute sa famille et bientôt Westeros tout entier dans le chaos.
Voici donc comment débute l'intrigue principale, environnée de bien d'autres dont on découvre les interactions passées ou à venir au fil des pages.
Avec un style impeccable et volontairement vieillot, "Le Trône de fer" s'impose comme une excellente série de fantasy qui trouve en plus le moyen de se bonnifier avec le temps. On finit, à la fin d'un tome, par en crever de ne pas savoir la suite. Et le pire, c'est que tous les volumes ne sont pas encore sortis........
Note : *** Zodiac.Non, ce n'est pas la version cinéma de la série de TF1. Vous pouvez couper le gaz, éteindre me four et décrocher la corde du lustre.
Cela dit, les responsables de la dite série feraient bien de caler leurs mirettes sur la pellicule de ce film, çà leur donnera une bonne leçon.
Il faut dire aussi que aux commandes de Zodiac, ce n'est pas un né de la dernière pluie. C'est David Fincher. Rien que cela. Vous savez, le type qui a réalisé Se7en, ce monument du thriller avec serial killer et d'authentiques morceaux de Brad Pitt et de Morgan Freeman. Ou encore Panic Room, un peu plus classique, mais d'une efficacité déroutante, où l'on s'enfermait avec Jodi Foster dans une chambre forte pour échapper à Jared Leto et Forrest Whitaker.
De quoi être rassuré sur les prétentions de Zodiac à devenir un grand film de genre. Et croyez moi, il n'y a pas tromperie sur la marchandise. On peut certes être dérouté par le parti pris du réalisateur de ne pas réellement jouer le suspens, privilégiant une enquête longue et pénible, et les dommages collatéraux qu'elle provoque.
Quelques heures après le meurtre par balle d'un couple sur un parking, un homme appelle la police pour signaler la scène de crime et en profite pour s'accuser du délit et d'un autre survenu quelques mois plus tôt. Poursuivant sa route criminelle, le tueur s'enhardit jusqu'à écrire ses aveux à un journal, accompagnés de grilles de symbole cryptées.
Pendant plus de vingt ans, un flic, un journaliste, et un dessinateur, vont s'atteler à démasquer celui que l'on nomme le Zodiac et qui prend un malin plaisir à leur filer sans cesse entre les doigts.
Basé sur une histoire vraie, Zodiac campe donc dans le terrain du réel, et s'ancre dans la routine bouleversée de trois hommes dont la quête va tourner à l'obsession, quitte à détruire leurs vies privées et leurs réputations.
On suit l'enquête, ses fausses pistes, ses fausses joies, ses rebondissements, ses errements, ses succès, et ses déconvenues, pas par pas, indices par incides, jusqu'à épuisement des protagonistes.
Le film, long (près de trois heures) trouve malgré ses étirements, un rythme de croisière qui porte de bout en bout, par le miracle d'une réalisation maîtrisée (enchainement de scènes routinières, apparitions du tueur parfaitement orchestrées, image à la fois léchée et cradingue...) et un casting au petit oignons. Mark Ruffalo en flic obstiné mais réaliste, Robert Dooney Jr. en journaliste tout fou et passionné, Jake Gyllenhaal dans la peau de Robert Graysmith, le dessinateur qui parvint à "sentir" le tueur et traquera la vérité jusqu'au bout.
Parce que l'histoire est vraie, que l'ambiance de peur et d'angoisse qui baigne San Francisco alors que le Zodiac frappe à l'aveuglette, et qu'au final, l'affaire n'a jamais été élucidée (à l'image de celle de BTK, mis à part que celui ci est depuis deux ans sous les verrous...ouf...), le film prend une saveur particulière, une intensité dramatique qui lui ait propre et qui parvient à exister en périphérie d'une narration lente et pour le moins atypique dans le genre.
Autant dire qu'un petit tour au cinéma serait le bienvenu
Note : *** |
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