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30 juillet Episode 23 en ligne.Oui, je sais, mais en ce moment, j'ai un peu la tête en vrac. Celà dit, je me permets de vous signaler que l'épisode 23 du Donjon de Naheulbeuk est désormais en ligne, malgré la chaleur qui a visiblement failli faire fondre PoC.
Bonne nouvelle donc, l'auteur a survécu, au moins pour un épisode supplémentaire, et en plus, il a trouvé le moyen de mettre en ligne un tutoriel pour la peinture des figurines.
Alors que demande le peuple ? Une adresse pour aller voir çà ? Ok : www.penofchaos.com
Les Mondes d'Ewilan.Voici donc la fin du cycle de la Dessinatrice de Gwendalavir, j'ai nommé Ewilan Gil'Sayan et ses compagnons.
On pourrait presque le dire en forme de boutade :"c'est la trilogie de la maturité". Et pour le coup, cela serait vrai. Résolumment plus sombre que la première trilogie, Les Mondes d'Ewilan font grandir les héros d'un coup, au fil des épreuves traversées. L'auteur, frileux dans La Quête d'Ewilan, libère son écriture en y injectant une bonne dose de pessimisme et de complexité.
Quelques temps après la fin de la première trilogie, Ewilan et Salim retournent dans notre monde pour une mission de routine. En se matérialisant dans un parc municipal, ils sont attaqués par des hommes en noir surentraînés. Ewilan kidnappée, Salim va tout mettre en oeuvre pour la sauver des griffes de l'Institution, organisme gouvernemental effectuant des expériences sur les phénomènes paranormaux.
Voici donc le point de départ de La Forêt des Captifs, tome le plus noir de la série Ewilan. Le ton est donné pour les deux livres suivants, L'Oeil d'Otolep et Les Tentacules du Mal ( très mauvais titre, si vous voulez mon avis...), qui verront les héros traverser la Mer des Brumes pour un nouveau continent où s'épanouit le culte du démon menaçant d'envahir leur dimension.
Pierre Bottero conserve sa capavité à enchaîner l'action sans temps mort, ce qui m'avait un peu gêné dans la première trilogie, surtout dans l'introduction, mais qui ici ne pose pas de problème particulier, puisque le lecteur, familier des personnages, peut apprécier l'histoire à sa juste valeur, et entrer un peu plus dans la psychologie des héros.
Ewilan gagne en profondeur au fur et à mesure des épreuves qu'elle traverse, Salim en maturité alors qu'il progresse dans sa formation de marchombre.
Le reste de l'équipe n'est pas en reste, même si certains caractères sont contraints à bégayer, tel ceux d'Edwin et d'Ellana.
L'intrigue elle aussi se complexifie, et l'on découvre une réalité moins simple, plus contrastée, où les bourreaux d'aujourd'hui sont les victimes d'hier et où les héros tombent le masque pour révéler leurs fautes passées.
Malheureusement, les faiblesses de la première trilogie persistent, en particulier les niaiseries sentimentales, si ce n'est pour Ellana et Edwin, qui y échappent avec leur histoire toute en retenue et en non dits, devenant ainsi la plus intense, comparée à la débauche d'effets des autres couples.
Le récit, mené tambour battant, emporte les héros jusqu'au final apocalyptique d'une intensité dramatique qui n'a rien à envier à un Harry Potter (et qui fait amèrement regretter la qualité moyenne de l'ensemble, lorsque l'on constate à quel point l'auteur est capable du meilleur) en matière de tension et de pouvoir d'évocation.
Le combat dans l'arène de Valingaï, parce qu'il révèle les caractères et les passions, parce qu'il est emprunt d'un véritable suspense et qu'il est remarquablement bien écrit (on sent le plaisir de l'auteur à rédiger ce passage, et s'est terriblement communicatif), justifie à lui seul l'effort de lire de bout en bout la série Ewilan, du tome 1 au tome 6, dans l'ordre (message subliminal à l'intension d'une que je connais, et qui comprendra
La dernière page fait regretter notre départ de Gwendalavir, mais l'on se console car arrive bientôt une nouvelle trilogie, préquelle consacrée à la marchonbre Ellana Caldin, qui peut être révèlera un peu de ses secrets et de ceux de sa guilde. Réponse au mois d'octobre. The Price of Milk.Parfois, il est légitime de penser qu'il existe un dieu du cinéma. Un dieu qui inspirerait, de temps en temps à un réalisateur une bonne petite histoire bourrée d'idées formidables.
The Price of Milk est de ces ovnis, purs bijoux destinés à sombrer dans l'oubli à cause de distributeurs trop frileux pour acheter ce genre de films à l'étranger, choisissant ainsi de les cantonner à leurs frontières.
Celui ci avait pourtant réussi à s'échapper vers les Etats Unis où il récolta un beau succès d'estime et de nombreuses critiques élogieuses. Cette bonne réputation lui permit donc de faire parler de lui sur le web qui colporta alors son histoire à base de vaches et de sorcières maoris.
C'est ainsi que la petite perle d'Harry Sinclair (Acteur, réalisateur, scénariste, bref, homme couteau suisse, connu du grand public pour avoir prêté ses traits à Isildur dans Le Seigneur des Anneaux de son compatriote, Peter Jackson...qui aurait été bien inspiré d'avoir la même créativité que lui, soit dit en passant...) arriva jusqu'aux yeux européens, via la toile.
Alors de quoi peut donc bien causer ce petit film d'une heure trente dont je vous rebats les yeux depuis quelques lignes maintenant ?
Dans un paysage verdoyant de carte postale vivent Rob et Lucinda, amoureux fous et propriétaires d'un troupeau de vaches laitières. Le paradis perdu comment à vaciller sur ses bases lorsque innocement, le gentil et limite lymphatique Rob demande Lucinda en mariage.
Réalisant soudain que leur couple n'a jamais connu la moindre dispute, elle suit les conseils de son amie Drosophilia et décide de tout tenter pour mettre son cher et tendre hors de lui, afin de tester la solidité de leur relation avant de faire le grand pas. Mais devant la douceur et le caractère angélique de Rob, Lucinda se voit très vite contrainte d'employer la manière forte pour le faire sortir de ses gonds...
Parti sur les bases d'une comédie romantique classique, The Price of Milk surprend justement en n'étant jamais là où on l'attend. Ici pas une once du glamour pourtant inhérent au genre, avec une histoire se déroulant au beau milieu d'un élevage de vaches et avec des interprètes très éloignés des beautés traditionnelles hollywoodiennes.
Ensuite, par touches successives, le récit bascule progressivement dans le conte, avec son lot de mauvaises fées, de phénomènes étranges et de délires en tout genre (vaisselle dégénérant en combat contre des casseroles, chien paranoïaque vivant sous un carton, accidents de voitures en cascade...)
Truffé d'étrangetés, ce petit film sans prétention réussit son pari haut la main en faisant rire, en émouvant et en retournant parfois même le coeur du spectateur au hasard de quelques scènes tout simplement magnifiques telle la course de Lucinda en sari rouge dans les collines vertes.
Casting à l'avenant, les personnages sont attachants et l'on ressent très vite pour eux une empathie, et leurs bizarreries (Lucinda et sa collection de chaussure pour enfants, Rob et son amour passioné pour son cheptel, les Jacskon et leur despotique grand mère, l'incapacité pour tout ce petit monde de prendre le volant sans provoquer un accident...).
Pour les non-anglophones, je crains que ce film ne reste une arlésienne car il n'existe qu'en version originale non soutitrée. Pour les autres, on se fait vite à l'accent néo-zélandais et l'histoire se suivant globalement bien, la compréhension ne pose aucun problème.
note : ***
24 juillet La Quête d'Ewilan.Grâce soit rendue à Harry Potter et à sa mère, la bienheureuse J.K. Rowling. Depuis que le régne du petit magicien a commencé, le monde de la littérature jeunesse se porte du mieux en mieux.
En relevant le niveau des productions à destination de cette classe d'âge, cantonnée aux héros gentils et mimi, et aux méchants très vilains et très bêtes qui se font toujours battre à la fin, le binoclard de Poudlard a insufflé une vraie bouffée d'oxygène, d'audace et de qualité aux lectures des têtes blondes.
J'avais déjà chroniqué ici A la Croisée de Mondes, de Philip Pullman, remarquable triologie aux accents bibliques d'une richesse et d'une complexité incroyable.
Mais depuis Narnia, je n'avais pas eu l'occasion de me mettre sous la dent un bon livre de cette tranche d'âge dont je ne fais plus partie depuis moults années... (qui a dit :"Elle régresse" ? )
Jusqu'à ce jour de décembre 2005, où ma cousine m'offrit le quatrième tome des aventures d'Ewilan. Je ne m'étendrai pas ici sur le pourquoi du comment je me suis vue remettre le 4ème et non pas le premier livre, nous avons déjà longuement, ma cousine et moi, polémiqué à ce sujet
J'ai donc, pour combler mes lacunes, fait récemment d'acquisition des trois premiers tomes de la série, constituant la première trilogie, La Quête d'Ewilan.
Camille n'est pas une gamine comme les autres. Surdouée et nantie d'une paire d'yeux violets, elle vit avec ses très peu aimants parents adoptifs, et son seul ami est une camarade de classe, Salim, abonné aux même déboires affectifs qu'elle. Lorsqu'un jour, en traversant la route, Camille manque de se faire percuter par un camion, elle bascule accidentellement dans un autre monde. A peine le temps de reprendre ses esprits que déboulent une chevalier en armure et un lézard géant croisé avec une mante religieuse. Alors que notre héroïne se demande encore ce qui lui arrive, le monstre se tourne vers elle et lui dit :"Tu voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée."
Pour Camille, les ennuis ne font que commencer...
Un premier reproche pour Ewilan, l'introduction. Tout à tendance à s'enchainer trop vite et si l'auteur fait des efforts pour présenter de façon cohérente les situations et les personnages, il presse bien trop le pas pour laisser à l'ambiance le temps de s'installer. Le lecteur n'est certes par en reste, toutes les deux pages, une nouvelle action et un nouveau danger se profilent à l'horizon pour les héros, qui du coup, pour que l'histoire puisse continuer, s'en sortent à chaque fois, ce qui a pour résultat de ne pas rendre terrifiants une seule seconde les monstres prétendus invincibles.
Second reproche, Ewilan est une série trop manichéenne. Les gentils sont tellement sympas qu'ils en deviennent lisses, voir agaçants, même si quelques personnages semblent dotés d'un semblant de psychologie. Passés les héros, Camille et Salim, on retiendra donc surtout Ellana (de très loin le meilleur personnage de la série. L'auteur va prochainement publier le premier tome d'une trilogie qui lui est totalement consacrée) et Edwin, qui s'ils ont une certaine profondeur, sont malheureusement trop caricaturaux pour être totalement crédibles.
Troisième reproche, le pouvoir d'Ewilan est trop puissant. La jeune fille est capable de tout ou presque, ce qui non seulement la rend pénible, mais anesthésie grandement le suspense. On sent bien que chaque fois que la situation semble impossible à régler, un miracle va survenir et que Camille sera d'une façon ou d'une autre dans le coup. Faire du héros un deus ex machina est dangeureux (cf. Superman Returns) car limite grandement l'intrigue, au lieu de l'enrichir. Et quand débarque un second larron du même acabit, on est presque tenté d'hurler au sabotage...
Mais rendons maintenant à Ewilan ce qui lui appartient. Si l'action est rapide et sans temps mort, elle a le mérite l'accrocher le lecteur. Difficile de se détacher de ces pages bien écrites, agréables, peuplées de personnages souvent drôles et, malgré leur manque d'épaisseur, attachants. Difficile aussi de ne pas succomber à la plume de l'auteur, Pierre Bottero, qui rend vivant son monde de Gwendalavir grâce à de très belles descriptions, dont la palme revient sans conteste à celle de l'Arche, moment magique du second tome.
Malgré quelques facilités et niaiseries (on sent venir les couples dix pages, voir deux tomes à l'avance), l'ensemble reste agréable. La Quête d'Ewilan s'impose dans la catégorie des bons romans d'aventures, a qui on ne demande rien d'autre que de nous aider à s'évader. Et si certaines choses paraissent agaçantes parce que trop nunuches, n'oublions tout de même pas que Ewilan boxe dans la catégorie jeunesse, pas dans celle de la Compagnie Noire (encore que, on y croise aussi une Dame...avec laquelle celle de la Compagnie n'aimerait pas trop être comparée...
On referme le troisième livre avec une seule envie, celle d'entamer le quatrième tome (merci ma cousine
Infos : www.ewilan.com
LA QUETE D' EWILAN.
-D'un monde à l'autre.
-Les Frontières de glace.
-L'Ile du Destin.
LES MONDES D'EWILAN.
-La Forêt des captifs.
-L'oeil d'Olotep.
-Les Tentacules du Mal. 20 juillet Tsunami sur l'Elysée.Imaginez. Nous voici en avril 2007, le soir des résultats du premier tour. La campagne électorale aura été pour le moins mouvementée. Songez plutôt : Chirac qui se représente, Jean Marie Le Pen victime d'une attaque envoyant sa fille dans la course à la magistrature suprême à sa place, Olivier Besancenot candidat unique de l'extrême gauche, le couple Hollande-Royal faisant campagne commune au nom de François président Ségolène à Matignon, Jean Pierre Raffarin président de l'UMP pour laisser les coudées franches à Sarkozy.
Voilà le petit monde politique français, tel qu'il se présente avant les résultats de 20h, le 22 avril 2007, pour les deux auteurs Dominique Ambiel (oui, celui auquel vous pensez) et Antoine Rault, inventeurs de ce scénario catastrophe d'autant plus effrayant qu'il est dans le fond réaliste. Et comme le dit le sous titre du livre "Pourvu que se soit une fiction!".
Car si la situation de départ vous parait normal, alors figurez vous que à 20h pile, les résultats affichent un second tour entre Olivier Besancenot et Marine Le Pen. Vous comprendrez tout de suite l'étendue du problème...
Farci d'anecdotes sur la classe politique (certains vraies, d'autres fictives), souvent drôle (le pétage de plomb de Michèle Alliot Marie le soir du premier tour vaut à lui seul le déplacement), parfois un peu condécendant (Dominique Ambiel était un conseiller de Jean Pierre Raffarin, il reste donc d'une exquise gentilesse avec lui), Tsunami à l'Elysée est un livre de lecture plaisante, dans la veine de ce qui se fait aujourd'hui en matière de politique fiction. Pas non plus du grand art, mais suffisament bien fait pour passer un bon moment à la fois drôle et inquiétant, mais un ou deux bulletin de vote en dessous de Au secours Lionel revient. 15 juillet Vol 93.Les mécanisme de la tragédie sont implacables. Car lorsque le rideau se lève, la pièce est déjà jouée et il ne reste plus qu'à attendre l'inévitable dénouement.
Lorsque l'avion de la United Air Lines décolle le matin du 11 septembre, tout le monde, sauf quatre passagers, ignore encore ce qui va se produire. Pourtant, la machine est déjà en marche et rien désormais ne pourra plus l'arrêter. Lorsque le drame commence, avec les premiers avions détournés, au sol on ne comprend rien. Ici on croit à une prise d'otage, là à un problème avec l'équipage. Personne n'imagine ce qui est en train de se produire. Et lorsque le premier avion s'écrase sur le World Trade Center, et que peu à peu on prend conscience de ce qui arrive, il est bien trop tard. Chacun assiste impuissant à la suite des opérations.
Chacun, sauf les passagers du vol 93, qui suivent les évènements par téléphones interposés, réalisant au fur et à mesure que les informations s'égrènent, qu'ils ne sont pas embarqués dans une simple prise d'otages, mais bel et bien dans une mission suicide. Alors, puisqu'ils vont mourir, ils décident d'utiliser le temps qui leur reste pour éviter le pire.
Avant même sa sortie, Vol 93 faisait couler beaucoup d'encre. On le qualifiait tour à tour de politiquement correct, de racoleur, d'inutile, de prématuré.
Au final, il n'est rien de tout cela.
La tragédie est souvent une catharsis, une purification de l'âme offrant à l'esprit une violence et une horreur si absolue qu'elle ne peut exister dans la réalité. Dasn ce cas,Vol 93 n'est pas une tragédie.
C'est une psychanalyse. Le monde, si différent, de l'après 11 septembre, a sans doute besoin de cette reconstitution, minute par minute, pour voir, comprendre, et plus que tout, revivre le drame.
Car rien ne saurait être pire que le refoulement, l'oubli, l'occultation de ce qui s'est produit. Le temps passé avait pansé les plaies et atténué l'ampleur de l'évènement. Vol 93 remet les nerfs à vif, déchire, bouscule, rouvre les yeux au forceps s'il le faut, mais montre.
Paul Greengrass ne cache rien. L'impuissance des équipes au sol, l'incompréhension, le crash du second boeing dans le World Trade Center, l'assaut final sur la cabine de pilotage....
Sa caméra, toujours greffée à son épaule épouse l'urgence de chaque instant, avec une maitrise époustouflante montrant, malgré les secousses, toujours l'essentiel. Le film est d'une lecture immédiate, claire, sans sous entendu. Greengrass n'est pas là pour glorifier les héros et dénoncer la barbarie. Il donne les clés, les faits bruts et les émotions qui vont avec.
Il parvient à faire ressentir la peur des terroristes, celle des passagers, l'effroi stupéfait des contrôleurs aériens et des militaires, au travers de scènes clés qui émaillent le film, telles de points d'ancrage où les émotions sont à la limite du soutenable.
Aucun acteur connu au casting, ceux qui jouent ne sont personne, mais aussi tout le monde, à l'image de ceux qui ont embarqué dans chacun des quatre avions ce matin là. Et ils rejouent la scène, non pas à l'identique, les passagers ayant emporté le secret de leur dernières minutes avec eux, mais telle qu'elle a pu se produire. Et puisqu'ils ne sont personne, on oublie que ce ne sont pas eux. Et l'on plonge dans ce qui apparait la vérité, le temps d'une projection.
Et l'on en ressort lessivé, physiquement et émotionellement, comme un certain soir de septembre.
Totalement, absolument, définitivement un film nécessaire.
A lire, la très bonne interview de Khalid Abdalla, l'interprète de Ziad Jarrah, le terroriste pilote, sur le site de Libération : www.liberation.fr/culture/cinema/192842.FR.php 13 juillet Superman Returns.Voilà donc pourquoi Brian Singer avait quitté ses X-Men. On dit que Wolverine ne s'en remet pas d'ailleurs...
Et pourquoi Brian a t'il laissé choir son équipe de mal coiffés ?
Pour un type au brushing toujours impeccable. Cette désertion ne serait donc qu'une histoire de cheveux...
Le nouveau Superman est beau comme un mannequin pour slip. Il pousse d'ailleurs la conscience professionelle jusqu'à porter ses dessous sur son collant bleu. Si c'était une idée de madame Kent, elle a vraiment des goûts douteux...
Parti dans l'espââce intersidéral à la recherche de sa planète d'origine, la mythique Krypton, Superman fait chou blanc et retourne chez sa mère. Laquelle se fait pourrir son champs de maïs par son sagouin de fiston, soit dit en passant (dur, dur, l'atterissage...).
Troquant le latex moulant pour un costume de ville, notre superhéros reprend son poste au Daily Planet où il retrouve sa Loïs Lane, désormais maman d'un petit garçon et fiancée à un dénommé Richard (incarné par James Marsden, qui jouait Scott dans X-Men, le mieux coiffé des mutants. Quand je vous disais que c'était une histoire de cheveux.).
Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, voilà que l'ennemi juré de Superman, Lex Luthor (qui est chauve, si vous suivez toujours...), refait lui aussi surface. Dérobant des cristaux dans un sanctuaire kryptonien en Antartique (ne me demandez pas ce que ce machin faisait là...), il prépare, comme on dit dans le jargon, un sale coup.
Brian Singer aime les superhéros. Cela se voit. On sent dans chaque plan de ce nouveau Superman cet amour, ce plaisir à réaliser un rêve de gosse. Cela donne évidemment un scénario plutôt bien ficelé, la part belle à un certain développement des personnages (même si on espérait un peu plus...), et surtout, un visuel époustouflant, qui s'annonce dès le splendide générique d'ouverture par l'explosion du soleil de Krypton. Suivent une catastrophe aérienne un peu épileptique mais finalement spectaculaire, et quelques morceaux magnifiques dans l'île de Luthor.
A noter aussi la bonne idée de reprendre le thème principal composé en son temps par John Williams, quand Christopher Reeves faisait des effets de cape pour inverser le sens de rotation de la Terre.
Et puis Superman Returns est aussi le dernier film où vous verrez Marlon Brando, revenu d'entre les morts pour incarner Jor El, le paternel du héros. Le rôle de Martha Kent est tenu par Eva Marie Saint (qui est une ravissante vieille dame maintenant), pour information.
Cependant, le film possède d'énormes carences.
La première, le casting : Brandon Routh (qui çà???), certes plastiquement irréprochable, a autant de charisme qu'une huitre. La meilleure partie de sa prestation est finalement celle où il est Clark Kent, le grand dadais maladroit.
Kate Bosworth est non seulement trop jeune pour être une Loïs convaincante, mais son registre ultra limité en expressions faciales rend rapidement sa performance lassante. C'est marrant d'ailleurs, elle a le même répertoire de jeu qu'Orlando Bloom... A cause de tout celà, on a peine à avaler que son personnage soit lauréat du Pulitzer. Bien essayé tout de même.
Heureusement, le monde est sauvé non pas par Superman, mais par le méchant. Kevin Spacey est tout simplement génial dans le rôle de Lex Luthor. Inquiétant, drôle, charmant, totalement frapadingue, et entouré d'une bande de psychopathes ou de débiles profonds (Kittie vaut à elle seule le détour), c'est lui le vrai héros du film.
Autre carence, le look : Ben oui, cela peut paraitre stupide comme çà, mais non, non, non et re non, le collant bleu, le slip rouge, la cape, et la mémêche en accroche coeur, çà ne passe plus. Le pauvre Superman a l'air de sortir d'un carnaval ou d'un gouter d'anniversaire. Et puis il y a aussi les attitudes. Le vol avait les petits poings rageurs tendus bien devant est gravement nunuche, impression renforcée par l'absence de jeu du pauvre Brandon Routh. Aïe aïe aïe, les années 2000 sont cruelles, et Superman ferait bien d'aller voir Lagerfeld pour un relooking. Sérieusement, çà s'impose. Et au diable les sacrosaints dessins du comics original. Les X-men y ont eu droit et çà ne leur a pas si mal réussi que cela.
Dernier problème, et de taille, le personnage principal : Superman est tellement illimité dans ses capacités physiques qu'il en devient limité. Non seulement il peut sauver des gens partout sur la planète et presque au même moment, mais il peut faire décoller une navette spaciale sur ses petits bras, se balader en orbite autour de notre bonne vieille Terre, scanner l'intérieur des maisons et des gens, se faire griller du pop corn rien qu'avec les yeux, et prendre un bain sans abimer sa mise en pli. Trop fort.
Inutile de vous dire que lorsqu'il est atteint par les effets de la kryptonite, la chute n'est que plus rude.
Alors tout cela aurait pu être bien ficelé si, devant l'impossibilité de Superman à réparer les bêtises de Lex Luthor, Brian Singer ne s'était retrouvé coincé par le plan trop machiavélique de son méchant. Du coup, il est obligé d'opérer une pirouette complètement aberrante pour terminer son film.
L'inconvénient d'un héros trop puissant c'est que ses ennemis doivent être à sa hauteur. La puissance de la kryptonite, si bien rendue dans un premier temps, perd totalement de sa crédibilité lors de la résolution par un Superman devenu deus ex machina, rôle qu'il incarne par ailleurs trop souvent. Et pourtant, tout le monde sait qu'il fait se méfier de ce procédé scénaristique trop facile. Tolkien, qui avait un peu le même problème avec ses Aigles s'en méfiait comme de la peste. Singer aurait bien fait de l'écouter...
A être trop inhumain et invincible, Superman ne parvient pas être crédible.
Il s'incline donc par K.O. face à l'autre superhéros sur grand écran de ces dernières années, j'ai nommé Spiderman.
Dommage donc que Brian Singer ait quitté X-Men en route pour ce film de fan, certes bon dans l'ensemble, mais bancal et au final peu convaincant...
Une petite devinette pour nos amis qui aiment bien jouer :
Qu'est ce qu'un Superman asthmatique ?
réponse : Dark Vador. 3 juillet Slevin.Slevin Kelevra a ce que l'on appelle communement, la shkoumoun, en bon français, la grosse poisse. Après avoir perdu son boulot, sa copine et ses papiers, il décide de s'exiler à New York, chez son copin Nick qui accepte bien gentiment de l'héberger le temps que la baraka revienne.
Mais en arrivant dans l'appart de Nick, Slevin à la mauvaise surprise de ne pas y trouver le locataire des lieux. Par contre, il tombe très vite sur sa voisine, la pétillante Lindsey, puis sur deux gros bras qui l'expédient, séance tenante chez un type que l'on appelle le Boss. S'il comprend vite qu'il y a méprise et qu'on croit qu'il est Nick lequel trempait visiblement dans des histoires peu nettes, Slevin pige aussi vite fait qu'il n'a aucun moyen de prouver le contraire et que pour sauver sa peau, il n'a d'autre choix que d'exécuter le contrat que lui demande le Boss, à savoir tuer le fils du Rabbin, son ennemi juré...
Slevin est un film étrange. Après un générique bourré de chiffres et une accumulation de scènes sans queue ni tête qui prendront sens par la suite, le spectateur se retrouve plongé dans une histoire de pari truqué dans les années 70, que l'on a un mal fou à relier avec les préoccupations contemporaines d'un héros évoluant pourtant dans un décor très seventies, comme une indication temporelle situant le péché originel d'où découle toute l'histoire.
Là où Slevin a du plomb dans l'aile c'est la première partie, à cheval entre la comédie pas drôle, le drame pas glauque, au final sans style ni substance, à l'image du pesonnage de Josh Hartnett, totalement détaché et indifférent à ce qui lui arrive.
On en vient même à préférer les moments où il n'est pas à l'écran, tant il se fait écraser par les performances et les charismes de Morgan Freeman dans le rôle du Boss, et de Ben Kingsley dans celui du Rabbin. Leurs personnages ont d'ailleurs ce grand mérite d'être les plus intéressant, chacun de son côté de la rue, s'épiant du haut de son building, guettant le moindre signe d'aggressivité de la part de l'autre, tous deux fricotant avec le fantômatique Bruce Willis en tueur à gage d'une sobriété absolue, comme un chat prêt à bondir.
Et puis dans la seconde moitié du film, Slevin prend enfin son ampleur, manifeste quelques émotions, et apparait moins lisse, plus trouble, jusqu'au moment fatidique où le contrat doit être exécuté.
Un petit mot du personnage de Lucy Liu, malheureusement survitaminé, et nuisant à sa performance. Elle aussi ne trouve une vraie personnalité que dans la seconde partie, ce qui peut amener à penser que le réalisateur a choisi ce parti pris pour meiux créer le contraste avec la suite.
Malgré tout, avec son début raté et sa fin plutôt bien exécutée, Slevin est un film bancal à tout point de vue, réalisation, scénario, distribution (Josh Hartnett n'est pas et ne sera jamais un grand acteur...), ne réussissant être bon de bout en bout qu'au niveau de la bande originale.
Reste un très bon final ou tout s'explique enfin (même si la façon dont celui ci est amené est un peu capilotractée...) 1 juillet Les livres de l'été.Voici le mois de juillet, ses premiers départs en vacances, ses premières vagues de chaleur (surveillez vos vieux svp...), ses premiers coups de soleil, ses débuts de travail acharné pour rendre un mémoire potable à la rentrée...
Accessoirement, l'été, c'est aussi la bonne saison pour lire. En vacances, çà oui, mais aussi le soir, quand il n'y a vraiment rien de bon à la télé (parcequ'il n'y a jamais rien de bon à la télé en été...).
Alors voilà ma liste pour cet été, sachant que je ne la suivrai pas moi même parce que 1) je les ai déjà lu. 2)je passe mon été avec des romanistes, des byzantinistes, des modernistes, des contemporanéistes, et des chenets...
Et bien voilà ma liste non exhaustive de livres de l'été. Je n'ai pas pris en compte les nouvelles publications, même si certains titres me tendent les bras. Je critiquerai ici comme d'habitude ce que je lirai. Peut être de la littérature jeunesse comme "Ewilan" et "Eragon"...A voir !
Alors si vous avez vous aussi des suggestions, n'hésitez pas, écrivez vos commentaires. Je ferai sans doute un billet spécial avec tous vos conseils !
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