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June 20 "Arrêtez de faire des trous dans mon bâtiment !" : Pirates des Caraïbes III.Et continue dans l'eau et au dessous, avec la fine équipe Sparrow Swan Turner, réunie pour la dernière de ses aventures.
Après avoir été traitreusement croqué par le Karken et expédié dans le purgatoire de Davy Jones, le "capitaine" (pas oublier le "capitaine") Jack Sparrow commence à cruellement manquer à ses anciens accolytes, pourchassés par la Compagnie des Indes, bien décidée à abattre définitivement la piraterie, dont la disparition semble bel et bien programmée par l'alliance contrenature de Lord Beckett et du Hollandais Volant.
Bon autant être tout de suite claire et précise, "Pirates...III" ne brille guère plus question scénario que le second. On retrouve exactement les même défauts, les même faiblesses question écriture : histoires sans queue ni tête enchevétrées dans un fatras d'alliance et de trahison, et de coups de théatre capilotractés....
Bref, on n'y comprend pas grand chose, on se fait littéralement balader d'un bout à l'autre du récit avec l'impression d'avoir dans le cerveau de maelstrom de la fin du film...
Mais, parce qu'il y a un "mais", on aimera quand même. Parce que Jack Sparrow est enfin redevenu lui même (Johnny Depp semble calmé...), que Elisabeth prend une vraie envergure (Kiera Knightley est convaincante, vi, vrai de vrai...), que les bateaux sont beaux, les combats aussi, que les effets spéciaux (L'Ile des Naufragés, grandiose, le dernier affrontement, génial et virtuose) collent au siège, et que Orlando Bloom, ben on ne le voit presque plus (bonheur.......).
Et puis il y a le sens profond de ce film, que l'on ne peut jeter aux orties, cet plaidoyer pour le droit de rêver et la défense de l'imaginaire, incarnée par une piraterie que l'on tente de faire taire (la scène d'ouverture glacante est surprenante et donne le ton du métrage sombre et désenchanté jusqu'à ce que Jack Sparrow, sorte de Peter Pan en dread locks ne vienne réveiller les délires endormis), pour imposer un monde rationnel, campé les deux pieds dans la réalité (l'image du cadavre du Kraken est en ce sens, particulièrement forte)
Le film acquière alors un très fort capital sympathie qui aide bien à rester intéressé aux errements du scénario (sans doute écrit par une équipe de poulpes : une idée foireuse par tentacule) qui n'hésite pas à rajouter à une mythologie déjà riche et posée dans les deux premiers épisodes, de nouveaux éléments un rien mal venus (Calypso arrivant comme une algue dans la soupe...).
En guise de bilan, que dire d'autre que la trilogie aura su remplir son rôle, celui de divertir, tout bêtement, à l'image de l'attraction Disney dont elle était inspirée. Sans atteindre le niveau d'excellence d'un Indiana Jones (Gore Verbinski n'est définitivement pas Steven Spielberg), "Pirates des Caraïbes" s'impose comme un entertainement à l'américaine, bourré de défauts mais qui entre sans aucun doute au panthéon des films d'aventure.
En tout cas, rien de ceci n'aurait été possible sans le merveilleux, l'incroyable, le fabuleux capitaine Jack Sparrow (voilà, çà va les chevilles, maintenant ? ) Comments (2)
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