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Anne Marie

Occupation
Sur cet espace perso, çà cause de ce que je lis, vois, etc...
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Chez la reine des folles

La folie, c'est relatif, mais c'est surtout mirabilique !
Updated 8/20/2007
Updated 7/9/2007
Updated 8/20/2007
Updated 6/28/2007
Updated 3/24/2007
October 05

Qui m'aime me suive.

Surpriiiiiiise ! C'est moi ! Non, je n'ai pas disparu bouffée par l'araignée de la Toile. Je reviens pour vous annoncer ma migration sur un nouveau blog. cela faisait longtemps que j'en parlais, et maintenant c'est fait, grâce à une habituée, j'ai nommé Lluciole (courage en prépa au fait !!).
Si vous le désirez, vous pouvez donc me suivre sur : http://mirabilique.free.fr/blog
 
Vous y trouverez...... La même chose que d'habitude, un petit bilan sur mon parcours depuis la dernière fois (dès fois que mon avenir inconnu vous empêche de dormir la nuit ^^), et un blog tout nouveau tout beau, un peu froid pour l'instant, mais que j'espère pouvoir améliorer dans quelques mois, semaines, années.
 
Alors à bientôt :)
 
La Reine des folles.
July 09

"Go PvE, gros noob !" : World of Warcraft, les serveurs.

 
Jusqu'ici, et je vous prierais de bien vouloir ne pas me contredire, mes explications concernant le monde fabuleux de Warcraft étaient plutôt claires : des races à choisir et des classes à endosser, selon vos goûts ou votre sens de l'autodérision (les gnomes....gnmouarf...).
 
Par contre, alors qu'il me faut avoec vous enfin traiter de l'épineuse question des serveurs, sincèrement, je pétoche grave.
 
Commençons par une définition : un serveur, quoi qu'est ce ?
    Un serveur, c'est une sorte de monde parallèle, totalement identique en terme de contenu aux autres serveurs, mais pourtant différent, car entre serveurs, les joueurs ne peuvent communiquer. Mettons que vous jouiez sur les serveur A et votre ami Sigisbert sur le serveur B. Et bien, vos personnages respectifs pourront évoluer dans des mondes identiques, accomplir les même quêtes, affronter les même ennemis, mais ne se croiseront jamais, puisqu'ils évoluent dans des univers parallèle.
    Le but, lorsque l'on a plusieurs serveurs, est d'éviter la surpopulation, qui crée immanquablement l'inconfort de jeu, pour cause de trop de monde sur les même zones et d'emcombrement de la ligne (je simplifie à l'extrême).
 
Vous l'aurez compris, si vous et votre pote Sigisbert souhaitez jouer ensemble, il va falloir vous inscrire sur le même serveur.
 
Or là, un choix prolixe autant qu'épineux s'offre à vous.
 
Un choix d'aspect également illisible pour le profane, appelé aussi néophyte ou gros noob, se présentant comme suit :
JcJ
JcE
JcJ JdR
JcE JdR
 
Après une bonne crise de spasmophilie, vous avez maintenant le droit de reprendre votre calme, vu que je vais tout bien vous expliquer comme il faut.
 
JcJ signifie "Joueur contre Joueur". Comprenez que vous pouvez, sur ces serveurs, affronter d'autres personnes, jouant dans la faction adverse.
JcE signifie "Joueur contre Environnement". Ici, bienvenue chez les Bisounours. La guerre entre la Horde et l'Alliance n'est qu'une notion vague, aucun combat n'est possible entre les factions. Vous vous contenez donc d'affronter en toute quiétude les monstres du jeu.
JdR est l'abbréviation de "Jeu de Rôle". Sur ces serveurs, on ne se contente pas de jouer, mais d'incarner son personnage. Vous y faites donc "comme si", en faisait parler votre personnage selon le caractère que vous lui avez choisi. Les serveurs JdR peuvent être, à votre convenance, JcJ, ou JcE.
 
Voilà, vous y voyez plus clair ? J'espère pour vous, parce que moi, je ne recommence pas mon explication...
Vais me prendre une aspirine....
 
Dans le prochain épisode, les métiers.

"Yipee ki Yay, pauvre con" : Die Hard 4.

 
D'entrée de jeu, je vous confesse un fait grave. Premièrement, je suis bizarre au point de passer mon été enfermée dans un blockhauss, et le pire, c'est que j'aime çà (aaah, l'épuré de l'architecture allemande...). Deuxièmement, je n'ai vu aucun des Die Hard précédents, et le pire c'est que je n'en ai même pas honte.
 
Bon, sauf que depuis que j'ai vu le numéro 4, ben limite, je le regrette. Pas d'avoir vu Die Hard 4, hein, de ne pas avoir vu les autres...
 
Il faut bien le dire, Die Hard 4 pour moi, c'est potentiellement le film qui fait peur :
 
Raison n°1 : un film d'action, non pas que je crache sur le genre, mais de façon générale, je m'en méfie, à fortiori si le réalisateur ne me dit rien.
 
Raison n°2 : Len Wiseman, c'est le type qui filme sa femme moulée dans du latex dégommant des loups garous à tour de bras dans Underworld (rien à voir avec les sous-marins...Comment çà, je fais une fixette ? ) 1, 2 et consort, machins sympatoches mais moyennement bien réalisés. Le gars, c'est un tacheron quoi...
 
Raison n°3 : en ces temps où les séries télé sont reines, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est fou le nombre d'acteurs que l'on fait passer à coup de pompes dans le train du petit au grand écran, tout çà pour faire marcher la machine à dollars. Alors moi, hein, Seth Bullock (le shériff boy scoot qui a la tête près du bonnet de Dead Wood) dans le rôle du méchant, comme disait Han Solo : "çà ne me dit rien qui vaille".
 
Et pourtant, comme le dit Charles Haznavour, que Die Hard 4 est chouette. Parce que Bruce Willis, tout vieux et moisi qu'il soit, assure encore le spectacle, parce qu'il est le maître incontesté de la réplique qui tue, balancée avec une petite moue railleuse (j'aurais du les noter, je vous jure).
Parce que finalement, sans casser la baraque, la réalisation tient la route et ses promesses en même temps (plein les mirettes et de la pétarade en veux tu en voilà).
 
Bon sinon, le scénario se contente de rester ultra basique. En même temps, on ne vient pas voir Die Hard 4 pour se prendre la tête sur des questionnements métaphysiques, pour çà, vous avez Malick.
 
Des cybers terroristes ont décidé, une fois n'est pas coutume, d'attaquer les Etats Unis. Ayant sous-traité leurs programmes avec des hackers ignorant de la véritable destination de leurs travaux, nos méchants et très vilains pirates s'employent, à la veille du lancement de leur opération, à éliminer physiquement leurs employés, afin de ne laisser aucune trace. L'un deux parvient à s'échapper et se retrouve protégé par John Mac Lane, toujours flic et toujours doué pour se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment...
 
L'histoire, cousue de fils blancs, gêne un rien le spectateur aux entournures, la faute à des informations que les gentils ne sont pas cessés avoir sur les méchants, mais qu'ils ont quand même, à des raccourcis scénaristiques trop facile, une surexploitation des capacités de l'informatique qui devient un vrai deux ex machina....
Bref, çà coince souvent, mais finalement, grâce à Bruce, çà passe.
 
Bon, rendons aussi à César ce qui est à Bullock, et saluons le grand méchant de l'histoire, parce qu'un bon film d'action, c'est avant tout un bon méchant.
Mes peurs de voir un Mickey fronçant des sourcils pour effrayer le spectateur tout en prenant la pause genre "je suis beau là, hein ?", se sont envolées assez vite, grâce à la bonne composition de Timothy Olyphant dans un rôle aux antipodes de celui du toujours propre et toujours sous pression Seth Bullock de Dead Wood.
Déjà, parce que Mickey, il ne l'ai jamais (je découvre avec effarement qu'il gagne à être caché sous une moustache et un grand chapeau, très, très large), et parce que son côté reptilien, visage immobile et yeux qui crient "vous allez tous crever", suffit à convaincre assez vite qu'il fait vraiment hyper peur.
 
Au final, quoi donc ? Un bon film divertissant, parfait pour ce début d'automne (hein, quoi ? On est en été ? ), livré en plus, avec de vrais morceaux de geeks dedans.
 
Note : ***
June 29

Master 2 and commander.

 
Et voici le traditionnel post qui ne sert à rien.
 
Comme vous le saviez sans doute, ou pas, j'ai soutenu mon Master 2 cette semaine, plus précisement mercredi dernier à 10h du matin, et ce jusqu'à midi ou presque.
Deux heures un peu pénibles, parce que ce n'est jamais drôle une soutenance, sauf si vous êtes tellement doué que votre jury n'a rien à vous dire, tout esbaudi qu'il est par la profondeur de votre sapience et votre mirifique esprit de synthèse.
 
Je vous rassure tout de suite, çà n'a pas été mon cas.
Bon, en résumé, j'ai limité la casse, en récoltant un 15, ce qui est bien me direz vous, mais pas top en fait.
Bah oui, pour une raison que m'échappe un peu, il est de coutume en histoire de n'accepter en thèse que des gens ayant eu 16 minimum, et ce sans aucune autre considération que la note, la note, rien que la note et le cas échéant, la mention que vous avez obtenue à votre année (à moins de TB, vous passez pour un branquignole, il faut le savoir).
 
Alors moi, avec mon 15, et mes deux mentions Bien à mon M1 et mon M2, je me suis sentie un quart de seconde très mal, persuadée que j'étais que mon gentil jury venait de me couper dans mon élan, après m'avoir fait miroiter pendant une demi heure, la thèse.
 
En fait, à part un seul membre (mon directeur de M1), les autres n'avaient visiblement pas connaissance du coup de la note minimale, et croyaient avec des airs de ravis de crêche que çà suffirait.
Tout prêts qu'ils étaient même à me recommander à un prof d'une autre université.
 
Alors deux choses :
 
1-je suis ravie de voir que ces trois messieurs vont se démener pour me faire accéder à la thèse, c'est très gentil à eux, vraiment, moi qui croyais que j'aurais eu envie de les tuer après la soutenance, bah non, pas du tout.
En plus de çà, ils ont été vraiment très bien pendant ces deux heures, avec des critiques constructives et une façon d'amener les choses pas du tout blessante, comme c'est malheureusement parfois le cas.
Donc, en résumé, je suis contente, même reconnaissante.
 
2-quitte à me faire partir dans une autre fac, voilà qu'ils m'ont choisi LA fac, et L'ECOLE doctorale top du top, le must, limite qu'à côté les facs parisiennes, çà ressemble à des repères de jeanfoutistes.
Et que le prof qu'ils cherchent à contacter c'est Môssieur le ponte, un type dont j'ai lu les bouquins avec la bave au lèvres ("trop foooooort !!!") et dont le nom provoque stupeur et tremblements chez l'étudiant en archéo de base...
Alors moi, avec mes deux mentions Bien et mon 15 en bandoullière, sincèrement, je le sens mal... Très mal...
 
Un bilan en demie teinte donc, parce qu'en fin de compte, je ne suis sûre de rien, et surtout parce que suite à une discussion d'il y avait quelques mois avec mon directeur de M1, j'étais partie pour m'inscrire en thèse à Aix en Provence.
Ahah, morte de rire, finalement, çà sera plutôt Tours.
Sur le coup j'ai cru que c'était une mauvaise blague, mais non...
Ben quoi, vous ne feriez pas la trogne vous, si on vous envoyait au beau milieu des terres ? Hein ? Moi oui...
De toute façon, je ne suis pas en positon de faire la fine bouche et si ce prof, tout mal placé géographique qu'il soit dit "oui, on la prend, elle et son sujet", je n'ai pas le choix, je fonce. Je peux bien faire un sacrifice pour ma thèse, quand même...
 
June 28

"Need heal et go BrD" : World of Warcraft.

 
Après avoir choisi votre camp et votre race, vous voilà, pauvre hère égaré en ce monde inconnu, contraint de vous trouver un boulot dans la vie.
Par boulot, j'entend classe, et dans WoW, vous n'aurez que l'embarras du choix.
Petit discriptif de chacune d'entre elles.
 
Guerrier : Ami de la force brute, chantre de savatage, esthète du coup de boule dans ta face, virtuose de la clé de bras, en un mot comme en cent, cette classe de bourrin est fait pour toi.
Attention de tout de même, un grand pouvoir impliquant de grandes responsabilités, le guerrier est en groupe chargé de prendre les coups pour les autres. I
l est le farouche gardien de la mythique "aggro", cette force étrange et mystérieuse qui fait que le monstre combattu concentrera toute son attention sur vous.
Un guerrier qui perd "l'aggro" se retrouve bien vite voué aux gémonies par le reste de son groupe, dévasté par l'ennemi.
 
Prêtre : Second pivot d'un groupe, le prêtre est là pour soigner le guerrier, voire tout le groupe, s'il advient par malheur que le bourrin de service ait mal fait son job.
Le rapport au prêtre dans WoW est ambigü. Un coup sauveurs, un autre boucs émissaire sur lesquels les joueurs se déchaînent, l'accusant des pires maux :"Mais pourquoi t'as pas soigné ?", "si les treize dragons de la dernière salle nous sont tombés dessus dès l'entrée du donjon, c'est forcément la faute du prêtre !", "la foudre a fait sauter mon modem, c'est à cause du prêtre !"...
Malgré tout, la vie des uns reposant sur la présence des autres, on finit toujours pas roucouler pour un petit soin, en espérant que le prêtre sera assez chic pour utiliser sur vous son superbe pouvoir de réssurection.
 
Voleur : il aime faire les poches, trancher les cordons de bourse, attaquer dans le dos et disparaître lorsque le danger le chatouille de trop près.
Le voleur est le maître de la furtivité, mais aussi un adversaire redoutable.
Invisible, on ne sait jamais où il est et ses attaques sont dévastatrices.
Le cauchemar des classes porteuses de tissu.
 
Chasseur : une vieille légende prétend que cette classe fut inventée pour permettre aux mauvais de jouer quand même à WoW...
Une légende ? Hmmmmmm....
Bref. Le chasseur est ce que l'on appelle communément un roxxor. Un faiseur de dégats en avalanche.
Armé d'un arc, mais sachant aussi se battre au corps à corps, il distribue les flèches comme les mauvais points et peut vous mettre hors jeu en quelques seconde, avec l'aide de son familier.
Le chasseur a en effet le pouvoir de dompter un animal de son choix et peut même lui donner le nom qu'il veut.
 
Druide : pendant un temps, les concepteurs du jeu pensèrent à appeler cette classe "couteau suisse".
Oui, le druide sait tout faire : taper fort, soigner, causer des attaques magiques.
Le druide aime la nature qui le lui rend bien en lui accordant le pouvoir de se transformer en gros chat, en ours, en gigantesque poule sur deux pattes, en otarie pour nager sous l'eau, voire en arbre.
Classe très complète, elle inspire souvent la réflexion suivante face à ses performances : A-BU-Séééééééé !!! J'allais oublier, le druide sait aussi réssuciter...
 
Chaman : encore une classe hybride ayant une forte propension à saouler les autres.
Le chaman est un combattant au corps à corps, tapant moins fort qu'un guerrier mais assisté par des totems, objets magiques qui se plantent au sol et produisent des effets magiques : soin,boules de feu, ralentisseur, etc...
 
Mage : aaaah, le mage.... Vêtu de tissu, comme le prêtre, il est particulièrement vulnérable aux attaques au corps à corps, succombant en moins de deux coups sans avoir eu le temps de souffrir.
Alors à quoi çà sert de jouer mage, me direz vous ?
Essayez d'approcher un mage, vous verrez...
Maîtrisant les éléments du feu et de la glace, le mage est une machine à tuer, un amplificateur de dégats. Boules de feu, novas de givre, tout y passe pour vous arracher la tête avant que vous n'ayez pu l'approcher à trois mètres.
La puissance.... Wouaaaaahhhh .....
 
Paladin : sans doute furent ils à l'origine vus par les concepteurs comme les chevaliers jedi d'Azeroth, hybride de prêtre et de guerrier, aussi à l'aise avec le goupillon ou la masse d'arme.
Cependant, aujourd'hui, le paladin passe globalement pour l'idiot du village, l'illuminé, le crétin que l'on traine comme un boulet.
La légende dit qu'ils sont bons à rien et mauvais en tout...
En réalité, le paladin, soigneur loin d'être nul, tape aussi fort qu'une huitre tétraplégique, mais compense cette faiblesse par une capacité à combattre très longtemps, pouvant s'auto soigner pendant le combat.
Il est aussi l'heureux détenteur d'un pouvoir de résurrection.
Rien que pour çà, on les aime bien, les paloufs.
 
Démoniste : Mouhahah. Mouhahahah.... MOUHAHAHHAHAHHAHA !!!!!!!
Ils s'aiment autant qu'on les déteste.
Ils sont les parias d'Azeroth, les créatures biaiseuses flurtant avec les puissances démoniaques, puisant leurs pouvoirs directement dans ceux de la Légion Ardente.
Le soir, les parents disent à leurs enfants que s'il ne sont pas sages, c'est le démoniste qui viendra les chercher. BOOOOOOOUUUUUHHHHHH !!!!
Le démoniste est le plus souvent un être au fond mauvais, de naissance.
Ensuite, il n'arrange pas son cas, trouvant à l'école des démonistes des pouvoirs susceptibles de faire souffrir ses victimes à petit feu...
Et il aime çà le démoniste.
Presque autant que ses larbins, des démons qu'il invoque à l'envie et qui l'assistent dans ses combats, et qui prennent les coups à sa place.
Comment çà, le démoniste compte pour deux ? Le chasseur aussi, je vous ferais dire ! Comment çà, le chasseur lui, n'a pas le "fear", sort provoquant une peur panique chez l'adversaire, le rendant totalement incapable de répliquer aux attaques ? Et alors, z'êtes jaloux ?
MOUHAHAHAHAHAHAHHAHAH !!!!
 
A vous désormais de choisir la voie qui vous plait le plus. Je ne vous conseillerai rien, chaque classe ayant son utilité, et chaque personne peut en tirer le meilleur, ou le pire. Trouver la classe qui vous correspond n'est pas toujours facile, et l'on peut passer par de nombreux tests avant de trouver chaussure à son pied.
Moi, par exemple, je suis incapable de jouer au corps à corps (dit "CaC"), par contre, je suis une accro du gros dégat (dit "DpS"), et joue donc mage et surtout démoniste.
Dans le prochain épisode : les serveurs, mais quoi qu'est ce ?
June 25

"OOOOOOOOOOOOdin !!!!!" : Les Vikings.

 

Parce qu’on s’ennuie vachement dans les fjords de Norvège, le roi Ragnar (en Norvège, deux cabanes en boue séchée, çà fait un royaume. On fait avec ce que l’on a…) participe régulièrement à des raids en Angleterre, trucidant les locaux, dont un jour, le roi Edwin.

Seulement voilà, s’étant aussi, nous dirons pudiquement, défoulé sur la reine Enid, le voici père d’un rejeton dont il ignore l’existence, mais qui, de part son royal lignage, se trouve prétendant légitime du trône d’Angleterre, pourtant fourbement squatté par un vague cousin de la famille, Aella.

Attention, « Les Vikings » c’est du lourd, malgré l’époque à laquelle le film est tourné, 1958, la mode étant alors aux péplums, jupettes courtes et nanars historiques.

Le ton est d’ailleurs donné dès le générique, sur fond (anachronique à mort, ok) de la broderie de Bayeux, servant de support à un rapide bilan historique sur les hommes du Nord, à grand renfort d’animation, ce qui, pour les fifties, est déjà un joli travail.

La suite n’est pas, il faut bien le dire, folichonne. Le scénario, farci jusqu’à la moelle d’invraisemblance fait sourire, voire franchement marrer. Rien n’est épargné : le coup des frères ennemis, la belle princesse à secourir, le fourbecruelméchantpleutrelâcheettrèsmoche roi, le vieux briscard un peu bourrin mais bon dans le fond…

Sans parler de la traversée Norvège/Angleterre en quinze minutes top chrono, la princesse qui prend le bateau pour aller du Pays de Galles à l’Angleterre…Bref, on croule sous le convenu et l’aberrant.

Mais rendons à César ce qui appartient à Ragnar, et considérons les qualités indéniables de ce film. La réalisation est tout simplement bluffante pour l’époque, et m’a permis à elle seule de ne pas m’endormir devant l’écran (j’avais couru toute l’après midi après des scaphandres, alors les histoires de vikings…moyen…). Non seulement, les paysages sont superbement exploités, les effets de mise en scène habilement disséminés (dakkars dans le soleil couchant…chutes d’eau dévalant dans le fjord) succèdent à des moments de pure poésie (funérailles vikings, chants des Walkyries…) et taillent un très beau décor à des personnages souvent bien écrits, en particulier de duo père et fils Ragnar et Einar, les seuls à présenter un vrai intérêt…

A côté de cela, il fait plaisir de sentir le souci de recherche historique autour des vikings. Ici, pas de casques à cornes mais coniques, pas de drakkars mais des « navires vikings », des voyantes lisant l’avenir dans les runes, des tablées médiévales comme en vrai ou presque, des bâtisses norvégiennes aussi sommaires que possible…

Bref, le travail tient la route, et plutôt bien.

La seule erreur concerne le château d’Aella, situé dans une forteresse d’époque Vauban que l’on peut voir en vrai (et même visiter) dans les Côtes d’Armor (Fort la Latte). Pour le coup, le décalage historique est trop gros pour passer. Mais encore une fois, grâce à la mise en scène impeccable, on pardonne…

Niveau interprétation, tout le boulot est fait par Kirk Douglas, drôlement plus chouette avec son œil de verre et ses cicatrices qu’en mode fossette seule (jamais accroché aux Douglas moi…Limite beurk en fait), composant un Einar vraiment charismatique, aussi tête à claque que sympathique. Sinon, rien à signaler, surtout pas du côté de Tony Curtis, incarnant «  l’esclave qui en fait est prince et se balade en slip », soit le jeune premier censé séduire la princesse, Janet Leigh (encore mariée à Curtis à l’époque), jolie, ok, mais juste bonne pour la déco…

Ceci m’inspirant d’ailleurs la réflexion suivante : comment, quand on est Tony Curtis et Janet Leigh (donc pas les plus moches du canton), fait-on pour pondre Jamie Leigh Curtis ????

 

Note : ***

 

 

 
June 24

"Les voleurs se cachent pour sévir" : World of Warcraft.

 
World of Warcraft, WoW pour les intimes, est ce que l'on appelle un MMORPG. En langage humain, cela signifie "jeu en ligne massivement multijoueur". A savoir qu'il fonctionne un peu comme un site internet, où des tas de personnes peuvent être connectées en même temps et discuter ensemble. Sauf que ici, on joue.
 
Et on joue quoi d'abord ? Le WoWeur de base se présentant à vous aura sans aucun doute la réponse suivante lorsque vous lui demanderez ce qu'il fait dans cet univers là : "Moi, je joue Horde", ou "Je joue Alliance".
Son interlocuteur reste souvent pantois face à ce genre de déclaration car, pour lui Horde et Alliance, cela ne veut pas dire grand chose.
 
Pour éviter les lieux communs et les confusions facheuses, je vais donc vous détailler un peu les deux ensembles de base constituant le nerf de la géopolitique azerothienne.
 
Tout d'abord, contrairement aux apparences, la Horde, se ne sont pas les méchants. Bon, ok ils sont globalement tous moches mais ils ont un super bon fond. Et puis de toute façon, de ce côté, comme dans l'Alliance, tout le monde traine son lot de pourris.
 
La Horde est le nom que s'étaient donnés les clans orcs unifiés du temps où ce peuple, charmé par les douceureusement paroles des démons, travaillaient pour le compte de la Légion Ardente, massacrant tout ce qui se dressait sur leur route.
Après une sévère autocritique, les orcs s'affranchirent de cette détetable tutelle pour mener leur destin librement.
A l'instigation de leur chef, le jeune et dynamique Thrall, les peaux vertes viennent donc de reconstituer ce qu'ils nomment désormais, la Nouvelle Horde, basée sur des idéaux d'honneurs, d'humanité (euh, d'orquité....enfin, vous voyez quoi) et une sincère volonté de s'amender.
Au côté de Thrall, considéré offcieusement comme le chef suprême de la Horde, on trouve les trolls menés par l'astucieux Vol'Jin, les Taurens dirigés par le placide et rêveur Cairne Bloodhoof, qui à eux tous forment la Horde dite Chamanique, ayant en commun le culte des ancêtres et une méfiance certaine de la magie arcanique.
Depuis peu, un autre peuple, les Réprouvés, s'est joint à la Horde, mené par dame Sylvanas Windrunner. Jusqu'ici, rien de bien exaltant, mis à part que les Réprouvés sont des morts vivants et qu'ils n'ont que dédain pour les valeurs de leur alliés de circonstance.
La plus récente adhésion à la Horde vient des Elfes de Sang, alias les Hauts Elfes, qui après une quasi extinction, ont enfin relevé la tête et décidé de reprendre part au monde. Comme les Réprouvés, ils méprisent les autres membres de la Horde et s'adonnent aux arcanes sans restriction.
Ces deux peuples, proches par leur amour de la magie et leur pratique décompléxée des arts obscurs forme une seconde Horde, la Horde Arcanique.
 
L'Alliance est à l'origine l'union des humains et des nains contre les orcs, du temps où ceux ci choisissaient mal leurs amis. Les humains composent aujourd'hui les restes d'une civilisaton brillante qui s'est effondrée sous les coups de la Légion Ardente et du Fléau (on en reparlera un autre jour).
Les survivants tentent de leur mieux de reconstituer la gloire des temps anciens, tâche délicate compte tenu que leurs terres se sont réduites en peau de chagrin.
Les nains sont leurs plus grands alliés historiques.
Jadis adeptes d'une politique expansionnistes, ils livraient dans leurs montagnes des guerres impitoyables contre les tribus primitives d'humanoïdes, jusqu'au jour où, lors du forage d'une galerie, on décrouvrit une tablette antique dont le texte affirmait que les nains furent les premières créatures d'Azeroth.
Depuis tout ce peuple s'adonne à l'archélogie, dans le but de collecter LA preuve irréfutable justifiant leurs ambitions. Ce qui permer à leur roi, Magni Bronzebeard, d'entretenir au calme sa dépression chronique...
Aux nains s'ajoutent les gnomes, petits personnages intelligents, espiègles et inventifs, bricoleurs de génie ayant provoqué la destruction de leur propre capitale, la cité robot Gnomeregan.
Depuis, ils sont réfugiés politiques chez les nains, et alimentent l'Alliance en objets aussi extranvagants que dangereux ou inutiles.
Les elfes de la nuit se lièrent tardivement à l'Alliance, en raison de leur politique isolationniste.
Mais la perte de leur immortalité ainsi que la progression de la Horde sur leurs terres, les force à quitter leurs forêts pour s'intéresser aux autres, une fois de temps en temps.
Quand aux Draeneis, ils arrivent tout droit de Draenor, fuyant la Légion Ardente à bord de leurs vaisseau spacial d'Exodar, crashé par accident sur Azeroth.
 
Voilà le plus brièvement possible (mais pas trop tout de même), un petit état des lieux des forces en présence. Dans le prochain épisode, nous parlerons des classes. Et avant, peut être bien que je vous ferai un billet sur "Lady Chatterley"...